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0211 Viens voir, je te dis….
Datte: 11/07/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... quatre fers « on fait boire les chevaux… ». Jérém et moi en faisons de même. Les chevaux trempent aussitôt leurs naseaux dans l’eau. Sauf Tequila qui, fidèle à elle-même et à ses formes généreuses, semble préférer l’herbe à la boisson. Pendant ce temps, Jérém et JP échangent au sujet du bonheur de se balader à cheval. Un bonheur dont j’ai eu un petit aperçu aujourd’hui, et que je comprends désormais. Jérém a raison. JP est vraiment un gars génial. Lorsque je l’écoute parler, je le trouve profondément inspirant. Ses mots, son discours dégagent un subtile mélange entre l’expérience de son âge, une profonde sagesse, et une jeunesse d’esprit qu’il a su garder intacts. Ainsi, le regard qu’il pose sur le monde semble être à la fois avisé et humble, ouvert, tolérant, sans préjugés aucuns. Mais aussi frais et pétillant, rempli de curiosité, jamais blasé, comme celui d’un enfant. Depuis les tout premiers échanges, j’ai ressenti une grande estime pour ce monsieur. Il est des êtres, des esprits qui forcent l’admiration, qui dégagent ce quelque chose capable de faire ressortir instantanément le meilleur de nous-mêmes, de nous donner envie d’être meilleurs. Qu’ils aient 60 ans ou 19 ans, qu’ils s’appellent JP ou bien Thibault, le résultat est le même : leur présence est apaisante, rassurante, et nous fait sentir bien. Le contact et l’échange avec JP a un effet sur mon bobrun aussi, et pas des moindres : lorsque j’entends Jérém discuter avec JP, j’entends les mots et je ...
... vois l’attitude d’un homme. Oui, il est des êtres dont la seule proximité nous fait grandir. A cet instant précis, je me sens tellement bien : l’homme que j’aime est juste là, devant moi, entouré par la bienveillance de JP. JP qui, je le crois dur comme fer, il comprendrait notre amour, et il serait heureux pour nous. « On ferait bien d’y aller, avant d’attraper une saucée… » fait Carine, en remontant à bord de sa Tornade. En effet, le ciel se couvre de plus en plus, les cymes accrochent les nuages, le brouillard dense remonte les pentes. Le ciel est menaçant, le vent de plus en plus fort. Et pourtant, un rapace brave les nuages épaisses. Nous remontons à cheval, et nous repartons aussitôt. Nous traversons une petite rivière et nous pénétrons dans une région boisée. Soudain, les bruits de la balade – le tambourinement cadencé du sabot sur le sol, le crissement du cuir, la respiration de l’animal – me parviennent plus vifs que jamais, comme s’ils pénétraient dans mon corps et qu’ils rentraient en résonnance avec les battements de mon cœur et le rythme de ma respiration. Dans cette partie boisée, les odeurs de la balade – du cuir, du poil, de la terre humide, de la végétation automnale, du bois – me parviennent plus puissants que jamais, ils m’énivrent, m’étourdissent. Lorsque nous nous ressortons à découvert, et alors que nous amorçons la montée d’une côté, les nuages sont désormais à l’aplomb de nos têtes, et tout devient gris et triste. J’ai l’impression de me ...