1. 0211 Viens voir, je te dis….


    Datte: 11/07/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... l’ensemble de ses muscles, il quitte le sol avec un élan à la fois puissant et mesuré et il atterrit sur le dos d’Unico avec une douceur incroyable.
    
    « C’est beau d’être jeune… » commente JP.
    
    Nous démarrons nos montures. JP et Carine gardent leur place en tête du petit comité, alors que Jérém se place à côté de moi.
    
    « Ça va ? » me demande le bogoss, alors que le couple vient de nous distancer de quelques mètres.
    
    « Très bien, en toi ? ».
    
    « Mieux… ».
    
    « Tu t’inquiétais ? ».
    
    « Je m’ennuyais de toi » il me glisse discrètement.
    
    « Toi aussi, tu me manquais ».
    
    Je suis tellement content de le retrouver et de partager la dernière partie de la balade avec lui. Et je suis encore plus content du fait qu’il ait eu envie de me retrouver, parce que je lui manquais. J’ai tellement envie de le serrer contre moi, de le couvrir de bisous.
    
    « On dirait que le temps se gâte » fait JP peu après, le regard rivé vers les nuages qui s’amoncellent au loin et qui approchent. C’est vrai que la température vient de baisser brusquement. D’ailleurs, Jérém vient de faire disparaître se bras puissants, ses biceps saillants et son t-shirt sans manches sexy à mourir sous son pull à capuche gris.
    
    Le temps change très vite à la montagne. Le matin, lorsque le soleil brille dans le ciel, il nous apparaît comme étant la promesse d’une longue journée de beau temps. Pourtant, quand on connaît un peu le relief Pyrénéen, on réalise vite que les nuages et le brouillard ne sont jamais trop ...
    ... loin, notamment en deuxième partie d’après-midi, et à fortiori au mois de septembre. Ça fait partie des charmes de la montagne, cette météo capricieuse et volubile.
    
    Lorsque la grisaille prend soudainement la place du ciel bleu, rappelant l’approche de l’automne, nous faisant connaître le regret pour l’été dont on n’a jamais assez profité, la tristesse peut prendre aux tripes, serrer le cœur. Mais le bonheur d’être avec Jérém, et d’y être enfin si bien, arrive même à donner de magnifiques couleurs à ce ciel chargé et menaçant.
    
    Nous avançons désormais dans un espace dégagé, offrant une ample vue sur le profil vallonné du paysage. C’est un paysage fait de roches sculptées par les millénaires, décoré par une végétation riche, fière, sauvage et indomptée, parcouru par les ombres chinoises que les nuages balayées par le vent dessinent sur les pentes.
    
    Dans un pré en forte pente, un grand troupeau de brebis est en train de brouter tranquillement, l’air pas du tout perturbé par le soudain changement de météo. Un peu plus loin, dans un petit enclos, une jument collée à son très jeune poulain. Le petit équidé démarre les politesses, en se mettant à hennir avec sa petite voix de bébé cheval. Dans la foulée, la petite famille monoparentale et nos quatre montures s’appellent, se saluent. JP et Carine arrêtent leurs chevaux devant la porte de l’enclos, à côté d’une rigole où circule de l’eau claire.
    
    « On fait une petite pause… » fait JP en descendant de son moyen de locomotions à ...
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