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Chroniques de Nemopolis (1)
Datte: 18/06/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Sin-A-Moon, Source: Xstory
... réconfort : l’idée que Haupt cherchait encore à me séduire, et ça, c’était quelque chose dont j’avais totalement perdu l’habitude. Je tombais trop souvent sur des partenaires qui, une fois dans leurs lits, me prenaient pour acquise. Je laissais mon don Juan parcourir mon corps avec la serviette afin de me sécher tandis que mes pensées gambadaient entre l’incident, la pression de la pulpe des doigts sur mon corps, mon extase et ma jalousie... Mon bon ami en profitait de temps à autre pour déposer un bécot, sur mon ventre, ma cuisse, mon dos, guettant un moment propice d’inattention pour en obtenir plus... Il m’accompagna même jusqu’à ma chambrette, mais n’eut rien d’autre que ce que je lui donnais à voir. J’avais le nécessaire ici, ne rentrant que rarement à mon meublé. Je sortis ma robe de soirée du placard, une robe-fourreau, en velours noir, laissant les épaules dénudées. Chic et sensuelle. Dès que je mettais un pied en ville avec, tous les regards venaient se jeter sur moi. Me soustrayant de mon rôle de mécanicienne maladroite et légèrement garçon manqué, dans ces atours, je me sentais féminine et objet de tous les fantasmes. J’étais là, nue devant lui, et je pris un malin plaisir à revêtir cette toilette tout doucement, centimètre après centimètre, le tissu collant presque à ma peau, galbant ma chair et mettant en valeur la moindre de mes formes. Rien en dessous, c’était pour moi l’évidence. Je sentais un regard avide se poser sur moi. Chaque infime parcelle de ...
... mon corps passait à l’inspection. Une fois enfilée, je laissai mon impatient prétendant zipper la fermeture à crémaillère. Je remontai légèrement ma robe et posai un pied sur mon lit de fortune afin d’attacher un holster à ma cuisse ; pas pour une arme, mais pour ma clef. Je ne sortais jamais sans ma clef anglaise ; je me sentais nue sans elle. Je n’avais aucune inquiétude, car les femmes ne se faisaient jamais fouiller à l’entrée des salles de spectacle. Haupt rougissait de profiter de cette vue. Je savais qu’au fond de lui, il n’avait qu’une seule envie : fondre sur moi comme un oiseau de proie, et me baiser sauvagement sur ma banquette... — À ce soir Wrench, me lâcha-t-il après avoir effleuré ma joue de sa bouche, je te laisse te préparer, j’ai encore toute la section à vérifier avec les autres. On se retrouve devant le Cabaret Lessing, disons vers 20h30, ça te va ? J’acquiesçai d’un hochement de tête. Cela me convenait totalement et m’octroyait non seulement du temps pour me faire belle, pour soigner cette bénigne brûlure, mais aussi pour me soulager des effets du désir que cet homme avait secrètement déclenché en moi et que je n’avais voulu exprimer. Une fois le chef en dehors des quartiers : allongée sur mon lit, je glissai en toute hâte ma main entre mes cuisses afin d’apaiser le feu qui commençait à me ronger de l’intérieur. Mes phalanges caressaient mes nymphes humides ainsi que mon bouton de plaisir déjà très sensible. Le majeur et l’annulaire firent, en peu de ...