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Chroniques de Nemopolis (1)
Datte: 18/06/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Sin-A-Moon, Source: Xstory
... réflexion sur la qualité de mon travail que pour sa remarque déplacée. — La saturation en eau de l’air ambiant a probablement créé un court-circuit au niveau du contrôle du vérin. J’ai vidé le gaz de sa chambre pour que vous puissiez entrer. Il faudra donc le réalimenter. Haupt prit une moue songeuse. Il devait probablement être déçu que je ne réponde pas à sa provocation. En même temps, je n’avais pas envie de jouer à ce jeu-là avec lui en cet instant. J’étais sale et fatiguée. Je n’avais qu’une seule chose en tête : finir mon service. — Très bien. Écoutez-moi les enfants, brailla ce chef insolent, Vitis et Martel, vous allez inspecter la pompe et la valve, Sekat et Kólla, vous allez me réparer le vérin, Porakone et Acemi, vous allez nettoyer la pièce ! Quant à toi Wrench, à la douche ! Tu as fini le service pour aujourd’hui. Bien que j’eusse aimé inspecter plus à même le contrôle du vérin, j’étais soulagée d’entendre ces mots. Si l’argile avait séché dans mes cheveux, sur mon visage et sur mes avant-bras, j’étais encore poisseuse jusque dans mes chaussures de sécurité, et je sentais la boue couler le long de mes cuisses à l’intérieur de mon pantalon... J’avais vraiment bien besoin d’un moment de détente pour me débarrasser de tout ce limon malodorant. En ce qui concernait la réflexion sur mon soi-disant manque de professionnalisme, je savais qu’elle n’avait été prononcée uniquement pour me mettre en échec vis-à-vis des autres membres de l’équipe, pour flatter ...
... leur ego. Je ne risquais aucune sanction, et ce n’est pas le regard goguenard de Haupt, au moment où je quittais la pièce, qui me contredisait. Je récupérai ma veste avant de me diriger tant bien que mal vers les quartiers communs dans le soubassement de Nemopolis. En temps de travail, c’est là-bas que l’équipe des mécaniciens du secteur 4B passait son temps libre. Autrement, je possédais un petit meublé dans la Grand-Ville au-dessus : pas dans les quartiers chics, mais dans un coin plus populaire du complexe. La ville sous-marine était un imbroglio riche en complexité et en beauté, avec un charme sans pareil. C’était un véritable exploit technologique et un vrai casse-tête à entretenir. Je passai les couloirs vitrés et les dômes en verre sans faire attention ni aux étoiles de mer accrochées aux parois ni aux bancs de poissons qui nageaient à l’extérieur, uniquement dérangés par les extracteurs de sédiments, avec leurs nautiles, soulevant des masses grisâtres de particules, dont j’étais probablement enduite en cet instant. Arrivée aux quartiers, que j’avais entièrement pour moi, je ne fis pas de manières. Je me déshabillai entièrement dans la salle principale, jetant mes affaires crasseuses dans un coin. Je savais pertinemment qu’il y avait des caméras dans les parties communes, mais je n’en avais que faire. Au moins, ça ferait la journée des vigiles, même si je savais de source sûre qu’ils en voyaient de plus belle : Nemopolis possédant plein de recoins insoupçonnés ...