1. Sexe, mobile et chocolat chaud


    Datte: 10/06/2021, Catégories: f, h, fh, inconnu, gros(ses), grosseins, boitenuit, douche, amour, dispute, Voyeur / Exhib / Nudisme pied, Masturbation intermast, Oral coupfoudr, Auteur: Olaf, Source: Revebebe

    ... crispée, tendue, au bord des larmes. Nous sommes allés trop loin. J’aimerais pouvoir la toucher du bout des doigts, lui communiquer un peu de chaleur, mais elle est complètement fermée, son attitude m’interdit tout contact physique, toute intrusion dans sa nudité surexposée.
    
    — Tu peux dire ce que tu veux sur mon immaturité. La forme d’un sein, le galbe d’une hanche, la fermeté d’une fesse, tout ça, c’est question de goût et c’est vrai que c’est facile de tomber sous ces charmes en dehors de tout contexte. Mais pour le reste, pas besoin d’une démonstration médicale. Le problème, c’est la manière de t’accepter toi-même. Si tu ne t’aimes pas, si tu ne t’estimes plus, je ne peux pas te désirer. C’est ça, la clef de ton amour éternel.
    — Voilà précisément comment se ferme le cercle vicieux. Parce que moi, sans ta gourmandise, sans l’impatience de tes doigts, je ne peux pas vraiment m’aimer. Sans ce désir que tu me communiques, mon entrejambe n’est que fonctionnel. Génital et urinaire, point barre. Sous ton regard de désir, il redevient béance, moiteur, féminité, désir, volupté partagée.
    — Pourquoi m’avoir éloigné de toi, ces dernières semaines ? Je t’aurais donné tout cela.
    — Justement, tu aurais voulu tout cela. Tout cela et beaucoup plus encore, alors que je ne suis plus sûre d’être prête pour une relation aussi intense. Entre tes bras, je suis incapable de me contenter du fugace, du rassurant. Je voudrais tout. Tout ou rien, il n’y a pas de milieu. J’ai choisi, pour ne ...
    ... pas avoir mal.
    
    Il faut que j’arrive à casser cette spirale infernale qui nous amène lentement mais sûrement à la catastrophe. Le corps de Véronique est là, nu, immobile, inaccessible. Pourtant malgré sa farouche volonté de retenir le moindre frémissement de séduction, et de m’éloigner d’elle, elle me touche au plus profond de moi. Ce qui se passe entre nous se trouve dans une tout autre dimension que la première fois. Je ne suis pas de taille à la convaincre par de simples paroles. Elle s’est trop bien préparée. Si je veux retrouver un semblant de complicité, il faut que je la prenne à son propre jeu. Aller au-delà de l’insupportable qu’elle croit être arrivée à planter entre nous.
    
    — Tant qu’à nous intéresser aux détails sordides de nos corps délabrés, comment vont tes sinus ? demandé-je en commençant à me déshabiller.
    — Ils ont purulé grave pendant deux jours, mais mon mal de crâne a disparu directement après le premier traitement.
    — Parce qu’il y en a eu d’autres, de traitements ?
    — Strictement médicaux, ne va pas croire autre chose. Depuis, je ronfle moins… Mais, qu’est-ce que tu es en train de faire ?
    — Je milite pour la parité vestimentaire.
    — Je n’y crois pas ! Après ce que je viens de te dire, tu as encore le toupet de te foutre à poil. Tu ne manques pas d’air…
    — Tant qu’à casser le mythe, autant le faire dans les règles de l’art, dis-je en m’allongeant entièrement nu contre elle. Vas-y, applique ta théorie, délecte-toi des détails abjects de mon anatomie, ...
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