1. Sexe, mobile et chocolat chaud


    Datte: 10/06/2021, Catégories: f, h, fh, inconnu, gros(ses), grosseins, boitenuit, douche, amour, dispute, Voyeur / Exhib / Nudisme pied, Masturbation intermast, Oral coupfoudr, Auteur: Olaf

    Rappel du chapitre précédent :
    
    Après notre rencontre torride dans un bar, j’arrive à retrouver la trace de Véronique. Malade, elle accepte ma visite après de longues hésitations. La découvrir sans artifices de séduction ne la rend pas moins troublante.
    
    *
    
    Trois semaines. Je tiens trois semaines, sans aucune nouvelle de Véronique. Nourrissant mon imaginaire du seul souvenir de ce que nous avons partagé, du simple fait d’avoir été si proches dans un moment aussi terre à terre.
    
    Mais après vingt et un jours, je lâche la rampe, miné par le doute. Qu’a-t-elle bien pu ressentir pour moi, dans l’état dans lequel elle était, au moment de ma visite ? Ai-je vraiment pris pied dans sa réalité, ou n’ai-je fait que traverser un cauchemar fiévreux ? Pourquoi me laisse-t-elle à nouveau mariner ? Son rythme intime est-il à ce point ralenti, sa vie est-elle à ce point encombrée, qu’elle n’arrive pas à trouver le temps de me faire signe ? Me faire signe pour quoi ? Si elle vit de grand soir en grand soir, qui suis-je pour espérer partager ses délires ?
    
    C’en est trop, je retourne dans mon bar habituel. Sauf que ce soir, rien ne me retiendra de m’abandonner à la première consolation venue. À commencer par les vagues moelleuses de l’alcool qui ne tardent pas à bercer mon esprit, et anesthésier mes sens. Au point que je ne prête tout d’abord aucune attention à une grande brune assise à côté de moi. Je finis quand même par remarquer sa présence. Charpentée comme une église romane, ...
    ... elle est habillée sans autre artifice de séduction qu’un décolleté largement ouvert sur son abondante poitrine et un collier clinquant qui montre la direction à suivre en se glissant entre ses seins. C’est elle qui ouvre les hostilités.
    
    — Tu veux refaire ta vie seul, ou on s’y met à deux ?
    — Que proposes-tu comme antidépresseur ?
    — Ça, par exemple, dit-elle en baissant les yeux sur ses lourds attributs.
    — En échange de… ?
    — Ce que tu as fait à la petite blonde de l’autre nuit.
    — On n’a pas été plus loin que quelques caresses sous le prochain porche.
    — Ça tombe bien, j’ai le code d’entrée et une grande envie de câlins.
    
    Pris au dépourvu, et déjà assez imbibé, je ne suis pas certain d’arriver à assurer. Mais son envie est communicative, et les odeurs que son corps échauffé distille me font de l’effet.
    
    — Le menu est appétissant, un désir particulier ?
    — Je suis très éclectique quand le mec me plaît. Parfois il suffit qu’on me dise Mâdaaame et qu’on me suce le bout des doigts pour me faire décoller. D’autres fois, je préfère renoncer aux préliminaires et passer directement au plat de résistance. Sur la table de la cuisine, au hasard.
    — Et ce soir, ce serait ?
    — Mmmh, tout bien réfléchi, l’envie de faire bander un mec, pour le plaisir de voir ses yeux briller, et l’objet palpiter. Ah ! Les yeux de l’homme avant le plaisir, cette lumière étrange et séduisante, cet instant de pouvoir suprême, cet aveu silencieux de faiblesse avant le déferlement de la jouissance…
    — ...
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