1. Anomalie de la Nature (5)


    Datte: 07/04/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: PassifChaud

    ... internement…
    
    « Très bien, Marc a besoin de votre aide, et vous le rejetez… Je préfère ne pas qualifier votre comportement, Madame… Marc ? » Ses yeux se sont tournés vers moi…
    
    « Je quitterai la maison dès ce soir… »
    
    « Va au Diable… »
    
    Mon père, impuissant face à son désarroi, n’est pas intervenu. Il m’a juste serré dans ses bras en me disant, une fois ma mère sortie en fureur :
    
    « Je suis là Marc, je serai toujours auprès de toi »
    
    « Je le sais Papa, mais il vaut mieux que je parte, je ne peux plus vivre à la maison »
    
    « Tu vas aller où ? »
    
    « J’ai prévu ça Papa, tu t’en doutes bien, et François va m’accueillir chez lui le temps que tout se tasse. »
    
    « Il est au courant ? »
    
    « Oui, seuls Julien et lui le savent »
    
    « Je t’aime mon fils »
    
    « Je t’aime Papa »
    
    Grâce au magique téléphone qui était une simple carte à l’époque, j’ai appelé François. Il est venu me chercher et m’a amené chez mes parents pour récupérer mes affaires. Ma mère a essayé de lui parler et avec un regard noir accompagné d’un glacial, « Ta Gueule » Il m’a aidé à faire mes sacs, et, en partant, ses yeux chargés de mépris se sont posés sur elle… Je veux plus jamais te voir… !!!
    
    Pleurant pendant tout le trajet, nous sommes enfin arrivés chez lui, et une fois dans son canapé, il m’a pris dans ses bras, me rassurant :
    
    « Plus jamais personne ne te fera du mal tant que je suis là, et surtout ta mère »
    
    Il m’a porté jusqu’à son lit, m’a déshabillé, et après un baiser chaste, il ...
    ... s’est allongé à mes côtés… J’étais avec lui, et je me suis endormi dans ses bras, comme une masse après autant d’émotion.
    
    Le lendemain matin, c’est une bonne odeur de café et de croissants chauds qui m’a réveillé, François en caleçon devant moi, avec un plateau chargé. J’ai dévoré ce petit déjeuner, ma bouche allant du croissant aux lèvres de François, ses mains me caressant les joues et le cou.
    
    « Je vois, à ton appétit, que tu vas mieux. Ton père a appelé ce matin. Je l’ai rassuré et je lui ai dit que tu pouvais rester chez moi tout le temps nécessaire. »
    
    « Comment ça se passe à la maison ? »
    
    « Mal… En rentrant, il a failli la frapper, mais il s’est contenu quand même. Il a juste pris les affaires de ta mère dans leur chambre et les a déposées dans la tienne en lui interdisant de partager son lit. »
    
    « Je ne veux pas qu’ils se séparent à cause de moi »
    
    « C’est leur problème Marc, et pas le tien. Elle est impossible à vivre et il n’a tenu que pour toi, comme nous tous d’ailleurs. »
    
    « Papa va faire quoi ? »
    
    « Il m’a demandé ton autorisation pour une chose. »
    
    « Laquelle ? »
    
    « Tu sais que Maman et lui sont très proches. Il voudrait monter la voir, lui parler de ton… problème… C’est dur pour lui aussi, tu sais ? »
    
    « Je sais… Et je sais aussi que Tatie est une tombe, qu’elle sait garder un secret. »
    
    « Alors, tu en penses quoi ? »
    
    « François, de toute façon, vu ce qui va se passer maintenant, ça finira bien par se savoir d’une manière ou d’une ...
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