1. L'étalon aiguille (Tome 3) (9)


    Datte: 04/04/2021, Catégories: Transexuels Auteur: Sam Botte

    "Du blues dans mes chansons"
    
    Lorsque je me réveillai, j’étais seule dans la pièce. Un regard en direction de l’horloge de la box m’apprit qu’il était déjà dix neuf heures ! Je m’étirai sous la couverture en poussant un soupir de bien-être avant de me lever. Le pantalon de cuir havane et le top que Tiffanny m’avait prêtés le matin même avaient disparus, mais j’aperçus ses vêtements à elle sur le dos d’un fauteuil. Sans hésiter, j’enfilai le string, le soutien-gorge noir, puis j’agrafai les bas au porte-jarretelles, remontai dans mon dos le zip de la jupe et glissai mes pieds dans mes bottes noires et bleues avant de pouvoir sentir sur ma peau nue la caresse de la doublure de son court blouson de cuir.
    
    Je pliai la couverture et me dirigeai vers la chambre pour la remettre dans l’armoire avant de partir à la recherche de mon "amoureuse". Ne trouvant personne dans aucune des deux chambres mais ayant reconnu le blouson de Phil dans l’entrée, je pris la direction du donjon. Un reste de voyeurisme subsistant en moi, je gravis en silence les dernières marches.
    
    La porte avait été laissée grande ouverte, comme en prévision de mon arrivée. Philippe était debout au pied du lit, le torse penché vers l’avant, en appui sur les bras. Il portait les cuissardes ramenées la veille de Grasse, le même corset que je lui avais vu trois jours plus tôt, une courte jupe en daim et des gants en cuir bleu qui couvraient la moitié de ses avant-bras. Un cliquetis métallique me fit réaliser que ...
    ... deux paires de menottes le maintenaient attaché au fer forgé.
    
    Accrochée à ses hanches, Tiffanny le sodomisait consciencieusement. Je voyais distinctement le gode sortir de la braguette ouverte du pantalon que j’avais porté toute la matinée et qui moulait maintenant son ventre plat. Chaque fois qu’elle s’enfonçait en lui, le long manteau que Lydie m’avait laissé "en héritage" dévoilait sa poitrine nue. Quand elle se retirait, les pans venaient battre les talons aiguilles des bottes Versace qu’elle m’avait aussi empruntées.
    
    Le cuir fauve du manteau était tellement souple et fin qu’il semblait voler dans l’air au gré de ses mouvements de rein. Parfois, la lumière accrochait ses reflets dans la doublure en satin marron, renvoyant alors un court instant une lueur presque métallique qui tranchait avec la douceur de la peau.
    
    Je restai quelques instants, silencieuse et immobile, à les regarder sans qu’ils le sachent. Nous étions devenus tellement complices que je n’éprouvais pas la moindre honte à profiter de ce "petit moment piqué en fraude". Lorsque Tiffanny, après avoir ralenti progressivement ses mouvements de va et vient, les stoppa complètement et se fit plus lourde sur Philippe, je m’avançai dans la pièce. Elle se retourna vers moi et me sourit en entendant le claquement de mes talons aiguilles sur le sol.
    
    — Tu es là depuis longtemps?
    
    — Juste quelques minutes… Bonsoir Phil !
    
    Je grimpai sur le lit et m’approchai de lui à quatre pattes.
    
    — Ça va depuis ce ...
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