1. Un rendez-vous forestier


    Datte: 21/02/2021, Catégories: fh, forêt, amour, revede, pénétratio, Humour prememois, Masturbation Auteur: Imre

    Je l’avais vue sur une photo qu’elle m’avait envoyée. Depuis, elle est usée (la photo), à force de la regarder. Mais jamais encore en vrai. On s’était beaucoup parlé au téléphone. Une voix de rêve à chaque fois qu’elle disait un mot. Et son rire. Oh ! la la ! À me faire tomber par terre ! Et cela durait depuis bien quelques semaines déjà.
    
    Rendez-vous fut alors pris. J’étais impatient, mais j’avais aussi un peu peur de cette première rencontre. On ne sait jamais. Je vais plaire, le feeling va-t-il passer ? Va-t-elle partir en courant ? Je sais que parfois tout peut chavirer dans l’horreur si le visuel n’est pas ce qui était escompté… J’en ai fait un jour l’amère expérience. Pourtant je ne suis ni Quasimodo pas plus que Marty Feldman.
    
    Je regardais ma montre – celle de mes 10 ans, l’autre venait de me lâcher, j’espère que ce n’est pas un présage – à tout moment, alors que je conduisais vers ce bonheur tant espéré. Il ne fallait surtout pas que j’arrive en retard. Pour une première, ce serait malvenu. Mais non, j’étais en avance. Il le fallait. Je ne connaissais pas bien ce lieu de rendez-vous. N’y étant jamais venu précédemment. Ce n’est pas tous les jours que je donne un rancard à une femme. Roméo, pour moi, c’est un mirage !
    
    Or, quand je suis arrivé sur le petit parking situé à l’extérieur du village, elle était déjà là, devant moi. Appuyée contre la portière de sa voiture. Elle ne m’avait pas encore aperçu. En revanche, moi, oui. J’en suis resté bouche bée. Que je me suis empressé de refermer, ça ne fait pas classe devant une femme. Elle était encore plus jolie que sur la photo. De magnifiques yeux bleus, une taille élancée. Un débardeur qui faisait ressortir le bout de ses petits seins. Et une jupe tulipe bien assez courte. À croire que je serais jaloux si un autre homme à ce moment précis pouvait lorgner ses belles jambes. Et pourtant, c’était la première fois. Et on ne s’était pas encore parlé pour de vrai.
    
    Je me suis parqué à quelques mètres de sa petite auto. Je suis sorti précipitamment, tout excité de pouvoir enfin la contempler, la toucher, l’entendre sans intermédiaire téléphonique. Elle m’a souri. J’ai avancé d’un pas, puis deux. Comme un robot. J’étais fasciné par cette créature. Totalement sous le charme. Puis, je ne sais pour quelle raison, je n’ai plus pu avancer. Comme si quelqu’un me retenait. Et son rire s’est encore échappé de sa bouche sensuelle.
    
    Ce fut elle qui fit les derniers pas qui nous séparaient. Elle a écarté les bras, m’a enlacé. Puis sa bouche a effleuré mon cou. Et j’ai eu tout plein de frissons qui ont traversé mon corps d’athlète. (On dira ça comme ça…)
    
    On s’est ensuite regardé, les yeux dans les yeux. Je ne pouvais plus détacher mon regard du sien, tellement il m’hypnotisait. Après avoir joué au robot, ce fut ma voix qui me joua des tours, comme par enchantement. Comme si j’étais devenu Dujardin dansThe Artist. Mais un tout petit peu moins connu quand même !
    
    Le temps passa. Pour moi, c’est ...
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