1. Ablation de grains de beauté


    Datte: 20/02/2021, Catégories: fh, médical, Collègues / Travail cérébral, noculotte, Oral fsodo, Auteur: P-hpassage

    J’ai réalisé, très tardivement, que les femmes pensent au sexe aussi souvent que les hommes. C’est quand ça paraît difficile, inaccessible, que j’aime tenter de séduire, parfois même sans le vouloir vraiment.
    
    À l’aube de mes trente ans, j’étais allé chez une dermatologue pour faire soigner une mycose qui s’était installée à la base de mon cou. Saleté de champignon ! Heureusement, le remède a été efficace : la mycose a disparu deux semaines plus tard.
    
    Cette dermato, connue sur la place d’une très grande ville, avait bien entendu un carnet de rendez-vous bien plus rempli que celui d’un ministre. Quatre mois d’attente pour consulter… il m’a fallu insister auprès de son assistante médicale pour obtenir un créneau plus tôt. J’ai fini par en obtenir un trois semaines après mon appel, grâce à un désistement.
    
    De taille ne dépassant pas 1,65 mètre et très mince, elle était toujours en petite robe noire et sandales plates aux pieds. Coiffure mi-longue aux mèches blondes et bouclées, elle avait un joli visage. Les jambes bien dessinées, aux attaches fines, mais un peu trop minces à mon goût. Bref, elle n’était pas vraiment mon genre de femme, alors qu’elle était vraiment très belle.
    
    Elle m’a reçu de manière très professionnelle, avec le ton de voix assuré d’une spécialiste consciente de ses compétences, limite arrogante.
    
    J’ai été parfaitement bien soigné : deux semaines plus tard tout avait disparu. Elle m’avait donné un autre rendez-vous un mois plus tard, juste pour contrôler. Je ne me suis pas privé de l’observer, discrètement bien entendu ; à cette époque, j’étais pris par une charmante brune. Et puis cette dermato n’était pas du tout le genre de femme que j’ai envie de séduire.
    
    Quinze ans plus tard, j’ai dû y retourner. Pas de champignon cette fois-ci : deux grains de beauté s’étaient installés au bas de mes tempes, de chaque côté du visage, au niveau des sourcils.
    
    Elle m’a fait signe d’entrer en tenant la poignée de la porte. J’ai refusé en lui disant d’entrer la première. Un homme doit toujours laisser entrer une femme en premier, un reste de mon éducation. Elle a fini par céder en pénétrant la première.
    
    L’intérieur du cabinet avait bien changé : immense plateau de verre posé sur des pieds en acier brossé, deux toiles de Charles Cambier accrochées aux murs. Son bureau n’était pas trop encombré : quelques chemises bien classées sur le bord du plateau, un Vidal, et le strict nécessaire pour écrire des ordonnances.
    
    Elle aussi avait changé : bien que toujours aussi mince, de petits plis à la limite des paupières la rendaient plus douce que dans mes souvenirs, avec toujours ce ravissant visage aux traits bien dessinés. Elle avait éclairci ses cheveux pour faire plus jeune que son âge ; elle devait avoir au moins quarante ans, peut-être un peu plus. Et plus de petite robe noire, mais une blouse blanche règlementaire de médecin clinicien.
    
    Je ne suis pas ce qu’on appelle un très bel homme : grand et mince, je n’ai rien d’un ...
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