1. Printemps parisien


    Datte: 21/11/2020, Catégories: jeunes, complexe, jardin, humilié(e), Voyeur / Exhib / Nudisme noculotte, pénétratio, Humour Auteur: Samuel

    ... nouvel éclat de rire.
    
    Je crois bien que c’est ma présence qui occasionnait une telle joie. J’avais bien sûr envie de partir, car je sentais bien la moquerie. Mais quelque chose me figeait sur ce banc ; je me demandais jusqu’où ils pouvaient aller. Elle se leva et se mit au-dessus de lui, toujours couché. La tête entre les pieds de sa belle, il devait profiter d’un spectacle certes printanier. Puis il fit glisser les boutons de sa braguette, et elle s’assit sur lui. Je ne pouvais pas y croire. J’étais convaincu qu’ils simulaient. Ils sont restés ainsi un moment. Quelques passants, un adepte du jogging, une famille chrétienne croisèrent ce couple diabolique sans se douter de quelque chose. Alors que moi, je me doutais bien qu’ils consommaient l’acte que les oiseaux eux-mêmes hésitaient à commettre. Il y eut quelques ondulations corporelles qui donnèrent bien l’impression qu’il y avait effectivement introduction. Mais on ne sait jamais jusqu’où peut aller la simulation féminine…
    
    Finalement, j’en arrivai à la conclusion qu’ils s’étaient amusés à faire croire. Ils se relevèrent du reste peu de temps après comme pour confirmer mon jugement. Ils prirent le chemin qui menait à l’endroit où j’étais assis. Elle mit alors un pied sur le banc pour remettre les lacets de ses chaussures. Et là, à vingt centimètres de moi, quelques gouttes s’écoulèrent le long de sa jambe et glissèrent jusque sur les lattes de bois : du sperme évidemment… J’en ai eu un haut-le-cœur et je m’enfuis comme un voleur.
    
    Il fallait que je me change les idées. Où aller pour ne plus avoir sous les yeux toutes ces provocations ? À l’église, pensais-je. Oui, mais avec la chance que j’avais ce jour-là, je pouvais tomber sur une confession à peine audible, mais très distincte, à défaut d’être distinguée :
    
    — Mon père, est-ce que sucer c’est tromper ? Non, je dis cela parce que mon beau-frère, il dit que non.
    
    Il restait Eurodisney et le parc Astérix. J’hésitais entre les deux, quand une jeune touriste s’adressa à moi. Elle cherchait la rue Paradis. Je n’avais pas de plan sur moi, mais je me souvenais vaguement où elle se trouvait, et comme je n’avais rien de mieux à faire, je l’accompagnai en faisant un brin de causette. Elle venait de Slovaquie et parlait un français rafraîchissant.
    
    J’essayais de la faire sourire, de l’amuser avec des plaisanteries un peu fines :
    
    — Qu’est-ce qu’un squelette dans un placard ?
    — Un quoi ?
    — Un squelette, un mort si vous voulez.
    — Dans un quoi ?
    — Dans un placard, une armoire si vous préférez.
    — Un mort dans une armoire ? Je ne vois pas. Peut-être un amant qui est mort d’une crise cardiaque en entendant les cris de jouissance de la femme qu’il aime dans les bras de son mari qui s’est bourré de viagra pour se défoncer et la défoncer afin de lutter à armes égales avec un amant plus jeune.
    — Non, c’est quelqu’un qui a gagné en jouant à cache-cache.
    — C’est quoi cache-cache ?
    
    Bref, la conversation fut assez laborieuse, de sorte que ...