1. Tout doit disparaitre


    Datte: 21/11/2020, Catégories: Masturbation Hardcore, Humour Auteur: pageblanche

    J’avais repéré cette petite table à 20€ sur Le Bon Coin et aussitôt envoyé un mail à l’auteur de l’annonce, qui vivait dans la même ville que moi, pour savoir si je pouvais venir la voir.
    
    La réponse fut :
    
    « Oui, pas de problème. Ce soir si vous voulez. Sonia. »
    
    Ça me convenait. La Sonia en question m’a donné son adresse et nous avons convenu d’une heure. C’était à deux pas de chez moi, mais j’y suis allé en voiture afin de ramener la table.
    
    J’ai donné vingt-deux ans à la fille qui m’a ouvert la porte. Elle portait des lunettes et d’immenses anneaux argentés aux oreilles. Elle avait les cheveux assez longs et lisses, châtain clair. Des traits très ordinaires.
    
    Elle occupait un studio minuscule situé dans une vieille baraque du quartier historique de la ville. Douze mètres carrés au grand maximum, qui comprenaient un coin cuisine, un lit pour une personne, aux draps défaits, une penderie et la table qui m’intéressait, le tout blotti dans une masse incroyable de cartons, de livres, de DVD et d’habits.
    
    « Pourquoi la vendez-vous ? demandai-je à la fille. »
    
    « J’abandonne mes études et je dois quitter les lieux avant juillet, dit-elle. Je vends aussi le lit et la plupart de mes livres et DVD, si ça vous dit d’y jeter un œil… »
    
    « Pourquoi pas… En tout cas, la table me plait beaucoup. Je peux la regarder d’un peu plus près ? »
    
    « Bien sûr. Je suis désolée pour le désordre. »
    
    « Ne vous en faites pas, dis-je en enjambant un carton. »
    
    Au passage, j’ai déchiffré quelques titres de livres et de films. Et je me suis dit que j’allais lui en acheter, selon le prix qu’elle les vendait. Mais j’ai d’abord examiné la table. Elle était en très bon état, aux dimensions que je voulais. J’étais ravi.
    
    « Je vous la laisse à quinze euros, dit la fille derrière moi. »
    
    Je me suis tourné vers elle. Elle portait une robe de lin beige qui lui arrivait aux chevilles, boutonnée devant, à peine décolletée, sans ceinture. Elle était pieds nus et elle avait croisé les bras sous sa poitrine qui me sembla plutôt généreuse.
    
    Je répondis :
    
    « Ça me convient. Et les DVD, vous les vendez combien ? »
    
    « Deux euros pièces. Mais ça dépend combien vous en prenez, je peux faire un prix pour un lot. »
    
    « Vous bradez vraiment tout alors ? Il y a des films très récents, d’après ce que je vois. »
    
    « J’ai besoin d’argent, dit-elle, et je dois me débarrasser de tout ce qu’il y a dans cette pièce, car je pars en train. »
    
    « Je comprends, dis-je en regardant le désordre autour de moi. »
    
    C’est à ce moment-là que je remarquai le petit sèche-linge posé sous la fenêtre. Il était chargé de sous-vêtements. J’ai d’abord fait en sorte de ne pas m’y attarder, mais j’eus du mal à me retenir. Il n’y avait que des dessous transparents, de différentes couleurs : orange, rouge, beige, noir…
    
    La lumière passait à travers.
    
    Entre temps, la fille s’était assise sur le lit pour consulter son téléphone qui venait de biper. J’en profitai pour revenir aux ...
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