1. le coiffeuse pulpeuse et le vieux beau (2)


    Datte: 18/11/2020, Catégories: Première fois Auteur: revasion

    Sylvie Lebrun est une jeune femme de 35 ans, mariée et fidèle, elle vient enfin d'avoir un enfant et a repris depuis peu son emploi de coiffeuse après ses congés de maternité. Le salon est tenue par une femme de 60 ans, Alexandra que tout le monde appelle Alex.
    
    Albert Jacquemart est lui aussi sexagénaire et porte beau son âge avec un physique avantageux : relativement mince, haut de taille, chevelure épaisse argentée, regard bleu inquisiteur et charmeur, bouche gourmande. Il a parfaitement réussi sa vie professionnelle en créant une entreprise prospère de lingerie chic et vintage dont les nombreux magasins franchisés portent l'enseigne "Lady frivole".
    
    Dans le premier épisode, une étrange complicité s'installe entre les deux personnages pourtant si différents mais unis par la proximité nécessaire unissant une coiffeuse avec son client. Le contact, d'abord innocent du coude de l'homme contre la cuisse de la femme se transforme en un jeu troublant volontaire et dévastateur.
    
    2- Etreintes urbaines - côté Albert
    
    Le vendredi suivant, je reviens au salon de coiffure d'Alex pour ma visite hebdomadaire de fin d'après-midi. Je me régalais à l'avance de retrouver la pulpeuse Sylvie, mais aussitôt entré, je suis pris d'assaut par la patronne, ma vieille amie Alex, qui m'entraîne pour une séance rallongée par un verbiage intense où les coups de ciseaux sont réduits à l'état de simple ponctuation au milieu d'une avalanche de consonnes et voyelles qui m'assomment. Comme je suis beau joueur envers les femmes qui ont marqué ma mémoire de coureur de jupons, je me contente d'acquiescer lorsque cette "ex" de haute volée prend la peine de consulter mon avis qui doit bien sur nécessairement conforter ses assertions. A peine ai-je eu le temps, l'espace d'une ou deux secondes de jeter un regard vers la grassouillette Sylvie qui s'affaire sur une cliente et qui a, semble-t-il, ignoré dédaigneusement mon entrée rendue pourtant très indiscrète par l'accueil cérémonial d'Alex. Aurait-elle décidé d'oublier la séance troublante que mes coudes pernicieux avaient fait subir, la semaine dernière, à son entrecuisses aussi bulbeux que gargouilleux en sollicitant sa bienveillante et coupable adhésion ?
    
    Je n'ose détourner mon visage vers ma proie. Finalement son comportement rétif affiché me réjouit. Un sourire accueillant devant sa patronne aurait sans doute été plus trompeur qu'engageant. Finalement la distance qu'elle s'est probablement imposée au prix d'un supplice lourd de remords, après notre discret mais si coquin marivaudage, est un signe révélateur de fragilité. Une faille dans la cuirasse qu'elle a sans doute eu beaucoup de mal à construire pour résister aux appétits charnels révélés depuis cet égarement dont elle a un mal fou à refermer la parenthèse qui écarterait cette menace insensée.
    
    Satisfait de mon analyse de la situation je retrouve cette jubilation du chasseur rassuré par son flair. Et ceci d'autant plus que la jeune coiffeuse est venue parler à ...
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