1. I - Liaisons dangereuses (56)


    Datte: 17/10/2020, Catégories: Hétéro Auteur: flyx13

    ... bureau, tout bien classé, et j’ai pas envie de tout déranger vu qu’en plus, y a plein de documents.
    
    — Bordel, t’es vraiment chiante ! Bon, vas-y, je range ce que j’étais en train de faire et je te rejoins.
    
    — Ça roule. En attendant, je vais me prendre un café, t’en veux un ?
    
    — Non merci, ça ira.
    
    Je range rapidement le fatras de feuilles sur mon bureau puis je prends la direction de celui de Shama. Sur le chemin, j’ai beaucoup de mal à rester sereine, je ne me sens vraiment pas très bien, et une fois dans le bureau, je m’assois rapidement sur la chaise en me mettant à respirer profondément ; j’arrive à faire passer ces sensations nauséeuses quand Shama finit par arriver.
    
    — Désolé Jenny, JP avait besoin d’un renseignement ; me dit-elle en allant s’asseoir en face de moi.
    
    Elle pose son gobelet fumant sur le bureau puis on commence à travailler. Le fait de focaliser mon attention sur ce qu’on est en train de faire me permet d’atténuer mon malaise en pensant à autre chose, mais très vite, la légère odeur du café de Shama parvient à mes narines ; de nouveau, je ne me sens pas très bien et commence à me tortiller sur ma chaise en toussant un peu.
    
    — Ça va Jenny ? Me demande Shama en me voyant faire.
    
    — Oui oui, ça va, roule.
    
    Elle continue son exposé tout en prenant en même temps son gobelet qu’elle porte à sa bouche et avant de boire, elle souffle pour refroidir le liquide, m’envoyant en plein dans le nez une forte effluve de café. Instantanément, j’ai l’impression que tout le contenu de mon estomac remonte à grande vitesse et je bondis alors de ma chaise sous le regard incrédule de Shama.
    
    Arrivée aux toilettes, j’ai à peine le temps de me précipiter au-dessus de la cuvette que je me mets à vomir ; tout mon corps est tendu et j’ai les mains agrippées à la cuvette, j’attends que la tempête se calme quand je sens qu’on m’attrape les cheveux pour les ramener vers l’arrière.
    
    — Je me disais bien que t’avais une sale tête ; me dit Shama en me tenant les cheveux.
    
    Une fois que plus rien ne sort, je m’assoies contre la cloison et Shama me tend un morceau de papier toilette que j’attrape pour m’essuyer la bouche.
    
    — Qu’est-ce qui t’arrive à vomir comme ça ?
    
    — J’en sais rien. Déjà hier, j’ai gerbé chez Florian, c’est sûr que c’est le sandwich qu’il m’a fait bouffer, il devait être avarié.
    
    — Si t’as vomi hier soir, il est évacué le sandwich. T’as mangé aujourd’hui ?
    
    — Ce matin oui, et j’ai juste un peu grignoté ce midi.
    
    — Et ça t’a pris d’un coup comme ça ?
    
    — Oui. Je sentais que ça tournait et je crois que l’odeur de ton café m’a dégoûté aussi.
    
    Shama ne relève pas ma dernière phrase et de mon côté, je respire profondément tout en tirant la chasse d’eau pour essayer de faire un peu passer la sale odeur qui plane autour de moi.
    
    — T’as tes règles ? Me demande soudain Shama.
    
    — Quoi ? Mes règles ? Ben oui j’ai mes règles.
    
    — T’es sûre ?
    
    Maintenant qu’elle m’en parle, j’ai un doute ; avec le planning de fou ...
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