1. Solstice d'un fleuve


    Datte: 13/10/2020, Catégories: f, ff, ffh, inconnu, enceinte, fépilée, vacances, bain, voyage, collection, amour, miroir, vidéox, odeurs, ffontaine, Masturbation Oral fgode, jouet, lavement, uro, BDSM / Fétichisme nostalgie, Auteur: Calpurnia

    Samedi 20 juin
    
    En pleine nuit, le souvenir d’elle me réveille soudain. Par la fenêtre ouverte, les rumeurs de la nuit parisienne se sont tues, entre le coucher tapageur des fêtards et le réveil des travailleurs les plus matinaux. Quatre heures du matin. Non pas que j’ai rêvé de son visage. Non pas que de son corps ait visité mes songes, et pourtant, elle est bâtie comme une déesse antique, toute en chair et en rondeurs, grande et belle comme une cariatide de temple grec. Mais, dans mon sommeil agité, j’ai voyagé dans ses parfums, pour retrouver l’huile capiteuse qui se niche sous ses bras et entre ses cuisses, quand elle transpire, quand elle désire, quand elle soupire d’impatience, quand elle m’attendait pour l’heure tendre du soir. Le matelas s’était changé en une couche d’alluvions fluviales au-dessus de laquelle j’étais immergée dans le flux tiède et odorant de son miel du désir. Au réveil, j’étais sensuellement si troublée que mes mains, instinctivement, ont cherché sous mon pyjama la zone intime du plaisir, me secouant d’un spasme avant même que ma conscience ait pleinement repris ses droits.
    
    Il me vient à l’esprit que je suis en vacances pour une semaine. Je n’ai pas prévu de partir : seule, je n’ai envie ni de plages, ni de sentiers ensoleillés, ni de villes exotiques, encore moins d’atolls lointains, rien de ce qui se trouve dans les catalogues des agences de voyages. Je préfère marcher, des journées entières, dans les rues en solitaire, sans but précis et sans contrainte.
    
    Pourquoi l’ai-je quittée il y bientôt quinze ans, un matin de septembre, alors que tout allait bien entre nous ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Peut-être suis-je tout simplement inapte au bonheur à deux. Nous habitions une petite maison, un peu délabrée, sur les bords de la Loire, là où le fleuve est large et puissant. Vraiment, nous y étions heureuses. De là peut-être est venu l’ennui.
    
    Ce rêve m’a permis, l’espace d’un instant, de retrouver son empreinte de femme à la peau claire, presque diaphane. J’aimais glisser coquinement mon nez dans les replis de sa peau, dans les zones intimes où elle a fini par accepter de me laisser accéder. Il m’a fallu l’apprivoiser pour cela, car elle était très pudique. À la plage de nos vacances, elle fuyait les maillots qu’elle jugeait trop moulants, alors que sans vergogne et pour la provoquer d’une manière espiègle, devant elle, j’exposais sans complexes ma poitrine aux regards. De complexes, elle en était remplie, sur la taille de ses seins qu’elle avait assez petits, mais magnifiquement dressés à la verticale lorsqu’elle était étendue sur le dos, sur la blancheur incroyable de sa peau. La mienne est dorée, pour être née sur les rivages africains de la Méditerranée. Quand nous nous regardions dans un miroir, nues l’une à côté de l’autre, le contraste était saisissant.
    
    Quand tu aimes, il faut partir, disait Cendrars. Je l’aimais à la folie. Donc, sur un coup de tête, une nuit, sur la pointe des pieds, pendant qu’elle ...
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