1. L'incandescence des sens


    Datte: 04/10/2020, Catégories: fh, hplusag, amour, pénétratio, Humour Auteur: Algo

    Samedi 17 septembre, 17 heures tapantes.
    
    Le 16, le 14, et voilà le 12. Charmant pavillon bien fleuri à front de rue. « Julie Béré – Scientific Writing » est bien indiqué à la sonnette, que j’actionne, un peu intimidé. La porte s’ouvre sur celle qui attendait ma venue.
    
    — Bonjour Julie, lui lancé-je, et ne sachant trop choisir entre la bise et la poignée de main, je lui tends d’emblée à deux mains ce que je venais lui apporter.
    — Bonjour Laurent, c’est gentil de me rapporter les affaires de mon petit monstre.
    — Avec plaisir, je n’avais rien d’autre à faire. Cela m’a permis de faire une petite balade dans le quartier. Par ce beau temps, il faut en profiter, non ?
    
    Qu’est-ce qu’elle est mignonne pieds nus, dans sa robe bain-de-soleil bleue, ample, légère, toute sage. Mais cette jolie encolure licou retenue par un nœud derrière la nuque doit lui faire un dos beaucoup moins sage.
    
    — Cela ne doit pas vous empêcher d’entrer un moment ?
    — Si vous insistez, mais je ne voudrais pas vous déranger.
    — Vous ne me dérangez pas. Je profitais de ce que ma progéniture passe l’après-midi chez mes parents pour apporter les dernières corrections à un texte, et je viens de terminer. Venez, fermez la porte derrière vous et entrez.
    
    Sans attendre, elle pivote sur elle-même et avant qu’elle n’ait tourné le coin du couloir, j’ai le temps d’obtenir la confirmation que son dos est vraiment très peu sage. Mon regard peut y dégouliner sans retenue depuis les épaules jusqu’au bas des reins. Là, il se laisse absorber par le léger tissu flottant paisiblement sur, sans doute, d’harmonieux volumes.
    
    Je repousse doucement la porte et profite juste une seconde de la fraîcheur du couloir pour dissiper une bouffée de chaleur qui m’est montée au visage. D’un pas que je veux à la fois assuré et tranquille, je m’avance pour me retrouver derrière le coin, à l’entrée du séjour. Julie me tourne encore le dos, déposant sur la table les objets rendus, juste à côté du bouquet de fleurs qu’elle m’avait montré en milieu de semaine. Petit souvenir crispant.
    
    Mon regard revient bien vite sur sa silhouette, délicieusement immobile. Seul son visage se tourne un peu sur le côté. Elle s’assure que je suis bien là, derrière elle, à portée de vue. Alors, sans que je m’y attende, elle lève ses deux mains au-dessus de la tête, les fait se rejoindre sur le nœud de tissu ornant sa nuque. Un geste simple, un seul, suffit à donner toute liberté à sa robe qui se soumet, malgré sa légèreté, à l’attirance complice du sol. Une vérité toute nue se dévoile à moi, celle d’une Julie qui a percé mes envies les plus secrètes. Mais comment a-t-elle pu ?
    
    Ses mains jouent avec ses cheveux, les lissent, amenant ses épaules à se déplacer un peu, juste assez pour que le galbe d’un sein ravisse furtivement l’angle de ma vue. Elle finit par se tourner entièrement vers moi, avec un naturel désarmant, ramenant un avant-bras sur sa poitrine, posant une main sur son bas-ventre. Elle se sent de toute évidence ...
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