1. « Clémence » (8) : la déchéance


    Datte: 04/11/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... scandale est immense, il est remonté jusqu’au ministre qui est fou furieux, à la suite d’un appel de son homologue marocain. L’adultère constitue un délit au Maroc, vous le savez. La justice marocaine a transmis une plainte contre vous. Il nous a été demandé une certaine discrétion, car les Al Fassi sont des personnalités très connues au Maroc. S’ajoutent à tout cela votre vie privée et le comportement de votre épouse, qui s’affiche avec son amant, un petit voyou du quartier de Takkadoum, que vous hébergez chez vous. Je ne parle même pas des plaintes des voisins. Et enfin, il y a cette vidéo abjecte, à vomir, et qui a circulé sur les réseaux sociaux. Vous comprendrez que la cause est entendue et que vous n’êtes digne ni de conserver vos fonctions actuelles, ni de rester dans la Fonction Publique ! Monsieur l’Ambassadeur et le Ministre souhaitent que la sanction soit exemplaire et rapide.
    
    Le conseiller culturel en remit une couche :
    
    - Je suis terriblement déçu, B, car vous êtes un collaborateur compétent, brillant et efficace. En quelques semaines, vous venez de briser votre carrière. Quel gâchis ! Que votre femme prenne un amant, cela relevait de la vie privée, tant que cela restait discret. Vous avez dépassé toutes les limites ! Je n’imaginais pas que vous étiez aussi pervers !
    
    Il revenait au Premier Conseiller de conclure l’exécution en règle du jeune diplomate :
    
    - Vous serez convoqué prochainement devant un Conseil de discipline, en vue de votre révocation. ...
    ... En attendant, le Ministre, sur proposition de l’Ambassadeur, a décidé votre suspension immédiate à titre conservatoire. Nous nous sommes engagés vis-à-vis des autorités marocaines à ce que vous quittiez le Maroc dans les meilleurs délais. En contrepartie, pour éviter que tout cela ne soit sur la place publique, l’administration royale ne vous déclarera pas « persona non grata ». Pour que les choses soient en ordre, je vous demande de signer ce document qui atteste que je vous ai remis l’arrêté de notification de votre suspension.
    
    Le Conseiller culturel intervint :
    
    - Monsieur le Premier Conseiller, pour la bonne règle, nous devrions permettre à B de pouvoir formuler des observations.
    
    - Oui, je sais : les fameux droits de la défense ! Vous avez beaucoup de chance, B, d’être protégé par votre statut de diplomate. Quand la police marocaine vous a surpris en plein adultère avec Mme Al Fassi, vous auriez dû vous retrouver en garde en vue, avant d’être poursuivi. Je vous rappelle ce que prévoit l’article 493 du Code Pénal marocain au sujet de l’adultère : un à deux ans de prison ferme. Alors B, depuis le début de cet entretien, vous êtes silencieux. Qu’avez-vous à dire pour vous défendre ?
    
    - Je sais, Messieurs, que ce qui figure dans votre dossier est accablant. Je ne suis surpris, ni par cet entretien, ni par les mesures que vous notifiez à mon encontre. Je tiens cependant à nier mon adultère avec Mme Al Fassi, dont la réputation est connue à Rabat.
    
    - Monsieur B, ce ...
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