1. Emprise - Histoire de Laura Ch. 103


    Datte: 30/10/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica

    ... elle campait ses hanches comme on plante un drapeau. Marie aimait les robes qui épousaient ses courbes, et elle savait que ce qu'elle portait, c'est autant pour plaire que pour dominer.
    
    -- La loyauté ne se dit pas, Laura. Elle se prouve. Encore et encore.
    
    Elle s'est retournée, m'a observée longuement, puis a repris un ton plus doux, presque maternel. -- Je te fais confiance, ma fille.
    
    Mensonge.
    
    -- Mais ne me trahis pas!
    
    Menace.
    
    J'ai hoché la tête, posée, le regard calme. Intérieurement, j'étouffais.
    
    -- Jamais, Marie. Euh... maman.
    
    Elle m'a souri. Ce sourire si parfaitement faux que j'en ai eu la nausée.
    
    La sonnette a retenti comme un coup de feu dans le silence tendu de l'appartement. Marie a juste levé les yeux vers moi, sans un mot. Je savais ce que ça voulait dire : reste bien droite, ferme ta gueule, et souris. La porte s'est ouverte, et elle est entrée.
    
    Éléonore Bascoul. Le tatouage sur son poignet : s-102. La belle-fille de Martial. Grande, fine, tirée à quatre épingles, dans une robe beige trop parfaite. Le genre de femme qui ne transpire jamais, qui parle à voix basse, et qui sourit comme si chaque rictus coûtait mille balles. Elle m'a à peine regardée. Comme si j'étais un meuble. Une plante en fond de décor.
    
    Et derrière elle, les jumelles.
    
    Clémence et Cassandre. Vingt-deux ans, deux copies parfaites l'une de l'autre, à rendre n'importe quel photographe hystérique. Grandes, blondes, jambes interminables, lèvres ourlées, tout en ...
    ... douceur artificielle. Mais ce qui foutait vraiment mal à l'aise, c'était leurs regards. Des regards vides. Lisses. Comme si on leur avait retiré toute pensée pour y coller juste ce qu'il faut d'obéissance et de sourire poli.
    
    -- Bonjour, madame Marie, elles ont gémis, avec leur voix douce, presque flûtée...
    
    J'ai serré les dents. Marie s'est tournée vers moi avec un calme glacial.
    
    -- Laura, va enfiler ta tenue.
    
    Pas besoin de préciser laquelle. La tenue de soubrette. Mini-jupe noire, tablier blanc, poitrine nue. Une humiliation sur mesure. Et elle savait que j'allais obéir.
    
    Je suis revenue dix minutes plus tard, prête à vomir mes tripes. Éléonore s'était installée sur un transat en rotin, un cocktail à la main. Les jumelles avaient déjà plongé dans la piscine, éclaboussant l'eau dans des éclats de rire mécaniques. On aurait dit deux poupées Barbie en mode automatique. Elles étaient à poil.
    
    Clémence était fine, presque sèche. Elle bougeait avec une retenue étudiée, tout en contrôle.
    
    Cassandre, elle, avait des courbes plus souples, plus vivantes. Une silhouette féminine, sensuelle sans le vouloir.
    
    -- Parfait, dit Marie, sans même me regarder. Sers.
    
    Je me suis exécutée. Plateau en main, je me suis penchée vers Éléonore, sentant son regard glisser sur mes jambes nues et ma poitrine qui gonfla sous la gravité. Elle n'a rien dit.
    
    -- Maman, on veut du jus? lança Clémence depuis la piscine, seins à l'air, l'eau ruisselant sur sa peau trop parfaite.
    
    -- Tout ...
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