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J'ai tout perdu
Datte: 27/10/2026, Catégories: nonéro, #confession, piscine, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... séduction, même le pauvre Giovanni s’y était cassé les dents. Elle m’avoua un amour secret et malheureusement non partagé qu’elle éprouvait pour un jeune homme, et qu’elle se morfondait, attendant qu’une hypothétique fée se penche sur son infortune et change le regard sur elle de ce prince charmant inaccessible. L’amour donnant des ailes, les performances de Mathis progressaient à vue d’œil et son coach lui proposa un stage d’un mois en altitude aux États-Unis pour améliorer encore ses performances et se positionner favorablement pour les championnats du monde à venir. Nous en parlâmes tous les deux et je me surpris à l’encourager à accepter à la condition qu’il m’emmenât en week-end en amoureux avant son départ. La veille de partir pour le chalet que nous avions loué, Mathis annula la réservation pour secourir son ami qui venait d’être largué par sa dernière « fiancée ». Très amoureux depuis plusieurs semaines, il ne « bougeait plus une oreille » face aux approches des jeunes filles qui se pâmaient devant lui. Je me mis en colère, arguant qu’il gâchait nos derniers instants avant une séparation de plusieurs semaines. Rien n’y fit et, tel un bon samaritain, il passa son week-end à soutenir et épauler son ami. Nous nous séparâmes fâchés et je ne répondis pas aux appels et messages enflammés et repentants qu’il me fit pendant tout le stage. Un soir, Giovanni me proposa de sortir pour me changer les idées. Il m’emmena au restaurant, puis dans une discothèque connue pour ...
... son ambiance festive et le caractère bon enfant de sa clientèle. Il me fit parler et je m’épanchai la tête sur son épaule, débitant un chapelet de lamentations et de plaintes tout en consommant une boîte entière de mouchoir en papier ainsi que plusieurs verres de ponch. Il me caressait les cheveux tout en me plaignant et en s’apitoyant sur ma détresse. Il posa sa main sur ma joue, me disant que son ami avait bien de la chance d’avoir une petite amie aussi éprise et amoureuse que moi et qu’il se demandait si Mathis, au fond, me méritait. Je me tournai vers lui, les joues encore maculées de larmes, et allai lui répondre quand il me ferma la bouche d’un baiser. En plein désarroi, je m’accrochai à son cou et lui rendis son baiser qui devint enflammé. J’avais un peu bu, et l’alcool et le chagrin me firent perdre la tête. Nous nous retrouvâmes chez lui où il me déshabilla fiévreusement et me jeta plus qu’il ne me poussa sur son lit. Nous passâmes une nuit d’exaltation de nos corps ; mon âme et mon esprit s’embrasèrent, et je ne fus plus que sensation, acceptant le déchaînement de mes liens et de mes attaches par cette tornade qui balayait tout sur son passage. Je fus saisi d’une irrépressible attirance pour cet homme qui enflammait mes sens et me donnait une fièvre qui m’échauffait et m’enivrait à la fois. Nous vécûmes une dizaine de jours de folie amoureuse, nous plongeant dans un puits sans fond d’où je ne voulais plus ressortir. Je ne me lassais pas de caresser son corps si ...