1. J'ai tout perdu


    Datte: 27/10/2026, Catégories: nonéro, #confession, piscine, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    ... Il y avait cette fusion physique qui m’unissait à lui, bien entendu, mais il y avait aussi toutes les attentions qu’il avait pour moi. Attentions matérielles, tels des bouquets de fleurs sauvages, mes préférés, des gadgets, des ustensiles scolaires personnalisés, des petits bijoux, boucles d’oreilles, bracelets et colliers. Attentions intellectuelles aussi, tels compliments, encouragements, primautés, voir prééminences.
    
    J’étais son phénix, sa reine, sa déesse. Celle qui passait avant toute chose et toute personne. Je me sentais belle avec lui, rayonnante, importante. Il savait mettre en valeur ma personnalité, mon physique, mes attitudes et mes actions. J’étais SA priorité, son égérie, son idéal. Je flottais sur un nuage, survolant un monde où tout me paraissait beau et attirant.
    
    L’année de mes dix-huit ans fut une apothéose de bonheur et de félicité. Nous envisagions de nous fiancer au printemps, de prendre un appartement pour ne plus nous voir chez nos parents, et de tout partager.
    
    Pour gagner les interclubs, notre cercle de natation engagea un nageur-sprinteur italien. Mathis, en bon capitaine, l’accueillit, lui présenta tous les athlètes et promit au coach de lui faciliter son intromission au club et d’en faire un ami.
    
    Giovanni était une force de la nature. Il toisait deux mètres quinze, pesait cent kilos et était taillé comme une montagne. Avec un nageur de cette trempe, nous postulions au rang de favori pour les championnats, de France et d’Europe. Il ...
    ... concourait sur cinquante mètres, cent mètres et deux cents mètres nage libre. Il dirigea rapidement les relais, tant en nage libre qu’en quatre nages, si bien qu’il rivalisa avec Mathis sur le plan des célébrités locales. Cela n’empêcha nullement ce dernier d’en faire rapidement un ami, SON ami.
    
    Dans le même temps, le club recruta une nageuse espagnole de demi-fond pour compenser la faiblesse du cercle de nage dans ce domaine.
    
    Almudena arriva un matin et ma coach me confia la charge de la présenter à la gent féminine du club.
    
    Elle était un rien plus jeune que moi, mais jouissait déjà d’une sacrée réputation dans les bassins et ses chronos laissaient entrevoir une future grande championne. Nous nous liâmes d’amitié, tant Mathis et moi, et il devint courant de nous voir tous les quatre sortir ensemble.
    
    Tant les filles du club s’étaient tenues éloignées de Mathis, chasse gardée, qu’elles papillonnèrent autour de Giovanni. Celui-ci, beau comme un dieu grec, avait l’embarras du choix et, semaine après semaine, on prit l’habitude de le voir accompagné d’une petite amie différente. Dans les vestiaires, les commentaires allaient bon train sur sa beauté, son physique et ses performances, tant en nages que sexuelles.
    
    De son côté, Almudena se débattait constamment avec une nuée de nageurs qui papillonnaient autour d’elle. Sa plastique de rêve et ses yeux améthyste agissaient comme des aimants auprès des jeunes du club. Pourtant, elle restait insensible à ces tentatives de ...
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