1. J'ai tout perdu


    Datte: 27/10/2026, Catégories: nonéro, #confession, piscine, Auteur: Briard, Source: Revebebe

    J’ai tout perdu.
    
    Au club, il y avait deux vedettes. Mathis, le roi du mille-cinq-cent mètres et moi, Marjorie, la sirène de la natation synchronisée.
    
    Nous nous étions rencontrés lors de notre premier jour au club. J’avais quatorze ans, il en avait dix-sept.
    
    Il était déjà le meilleur nageur de fond français, sans concurrence, et tous les pratiquants de la natation française lui vouaient une admiration et un total respect.
    
    Au cours d’une rencontre interclubs, il s’approcha de moi alors que je m’apprêtais à effectuer ma prestation et me donna quelques conseils agrémentés de compliments. J’en fus toute retournée, mais gonflée à bloc au point de réaliser une grande performance et de gagner la compétition.
    
    Le lendemain, je vins, reconnaissante, le remercier et lui offrit ma médaille qu’il accepta volontiers, sachant que j’avais conservé la superbe coupe remportée.
    
    Nous prîmes, dès lors, l’habitude de nous voir aux entraînements pour lesquels nous avions coordonné le calendrier hebdomadaire.
    
    Avant sa majorité, nous sortîmes ensemble. Avec les primes de compétition, il s’était acheté une moto, une Yamaha, cent vingt-cinq centimètres cubes, m’avait-il appris. Il m’avait offert un casque intégral identique au sien, et tous deux, nous faisions des virées inoubliables dans notre région.
    
    Au club, ma coach, ancienne grande championne, avait réussi à recruter une dizaine de nageuses pour constituer une équipe de huit. Mathis, toujours affable dès qu’il s’agissait de ...
    ... moi, me certifia que, si j’étais la plus jeune de l’équipe, je n’étais pas la moins douée, loin de là. Il était persuadé que d’ici un an ou deux je deviendrais capitaine de l’équipe.
    
    De son côté, l’entraînement s’était intensifié en préparation des championnats d’Europe pour lesquels il devait atteindre les minimas qualificatifs. Il avait déjà un corps d’adulte avec des pectoraux larges et minces, un ventre plat souligné par une tablette d’abdominaux saillants, des cuisses fuselées dominant des jambes interminables et musclées. En fait, il était plus proche de la plastique d’un Tarzan que de celle d’un bodybuilder.
    
    Nous fêtâmes sa majorité en famille ; il y avait longtemps que nos parents étaient devenus amis et se côtoyaient fréquemment. Le soir de ces dix-huit ans, je lui offris ma virginité. Je l’avais fait suffisamment attendre et décidai de récompenser sa patience.
    
    Je savais qu’il n’était plus puceau ; il m’avait avoué quatre-cinq flirts avec des filles plus âgées qui l’avaient déniaisé comme il disait. Mais ce que je découvris ce soir-là fut un océan de plaisir. Avec ses mains et ses doigts, avec sa bouche et sa langue, avec sa vigueur et son sexe, il m’offrit une nuit de volupté.
    
    J’étais profondément, entièrement, viscéralement amoureuse. Je n’avais que quinze ans, mais, en dépit des milliards de choses que la vie me faisait encore découvrir tous les jours, il n’y avait pas une minute où je ne pensais à lui. Je me sentais inexorablement enchaînée à Mathis. ...
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