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Dix ans déjà
Datte: 23/10/2026, Catégories: init, fhh, fplusag, jeunes, candaul, handicap, complexe, sauna, Auteur: John Langlais, Source: Revebebe
... qu’on peut être ordinaire et sexy mais qu’on peut être sexy parce qu’on est ordinaire. Une sorte d’érotisme de la banalité. Avec François, on se serra la main. Avec Sylvie, nous partageâmes un long baiser, avec des bouts des langues enlacées, sous le regard complaisant et ravi de François. En voyant le visage de François, et son petit clin d’œil vers moi, je compris en quelque sorte le plaisir du candaulisme… Je retournai dans le jacuzzi, seul, pour un moment de détente, me calmant après avoir flotté si longtemps sur un nuage d’extase. En rentrant aux vestiaires après, je retrouvai l’autre couple et leur jeune amant se rhabillant tous les trois, le couple donnant des indications de route à l’amant, avant de quitter le club, sans doute pour continuer la soirée chez eux. Et je pris congé moi-même pas longtemps après, car j’avais besoin du sommeil dans ma chambre d’hôtel avant le train du retour le lendemain. Voilà donc ma première fois dans un club libertin. Tel un déclic pour diverses raisons, je compris qu’il n’y a rien du forcément pervers dans le libertinage. Et je dois vous avouer que le salaire mensuel d’un assistant d’anglais ne permettait pas d’explorer pleinement la vie nocturne parisienne, donc, il fallait attendre un peu pour approfondir mes connaissances du milieu libertin français. À la fin de cette année scolaire-là, je rentrai en Angleterre, sachant que je n’étais pas vraiment doué pour être prof. Mais je continuais de revenir en France, et petit à ...
... petit, je devins plus à l’aise avec moi-même, plus partant et plus ouvert pour avoir des nouvelles expériences. Pour être franc, je ne suis pas un Apollon, mais j’avais trouvé que le libertinage m’avait apporté des rencontres très riches, autant sur le plan humain que sur le plan sexuel. Bien que je sois anglais, je choisis d’écrire en français, car c’est en France ou en Europe que je vis la plupart de mes expériences libertines. Une partie du jardin secret, la partie cachée de mon « double-je ». Dix ans, c’est à la fois si loin et si proche. Beaucoup de choses ont changés. Et ce club-là, le club de ma première fois, n’est plus. Fermeture, puis liquidation judiciaire, plusieurs mois avant l’arrivée de la pandémie qui remit tout à zéro, ou presque. Le club n’existe plus. Sauf comme un souvenir, comme la maison dont Françoise Hardy avait chanté avec tant de mélancolie. À la fin, tout devient souvenir. Pour la petite histoire, je n’ai jamais revu ni François ni Sylvie. Donc, une nuit, une aventure, qui devint souvenir. Mais certains aspects ne changent point. Je garde toujours une préférence pour les femmes matures, car je les trouve plus resplendissantes. Pour moi, le libertinage et la sexualité tout court, c’est surtout l’épanouissement de l’expérience humaine où on goûte les plaisirs de la vie. Je ne souhaite donner aucune leçon de morale, je tiens tout simplement à m’expliquer et me faire comprendre davantage. Les femmes matures me plaisent, me font envie, m’envoient ...