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K.O, en une heure à peine, tu m'as mise K.O
Datte: 09/10/2026, Catégories: #drame, #rupture, #adultère, fh, Auteur: Delectatio, Source: Revebebe
... deux-là s’entendaient à merveille, des « Je t’aime » à répétition et des « Mon cœur » en retour, de quoi bien l’écœurer ! Et ils avaient des projets communs, acheter un camping-car, partir en randonnée avec des amis à elle, qu’apparemment il appréciait. Mais ce n’était pas tout, ils avaient déjà visité des maisons, car ils espéraient déménager prochainement. Elle aurait préféré n’importe quoi d’autre. Même la mort. Au moins la mort, on peut l’accuser, on peut la haïr. Mais là… Elle éteignit l’ordinateur, resta un instant les bras croisés, la gorge sèche, le cœur durci. Il était prêt à tout effacer pour une illusion tardive, pour quelques poèmes, pour un semblant de jeunesse, pour une femme qui avait probablement pour lui toutes les qualités, parce qu’elle lui avait tapé dans l’œil. À elle, Maude n’en voulait même pas, elle vivait sa vie, elle avait bien raison. Mais lui, quel fumier ! Il avait fait une croix sur quarante ans de vie commune, sans aucun signe avant-coureur, il l’avait néantifiée ! Elle n’avait rien vu venir, ne savait même pas à quel moment elle s’était retrouvée effacée du paysage et était devenue pour lui un meuble. Elle se leva, prit sa propre valise — jamais utilisée depuis leur dernier voyage en Andalousie. Elle la remplit très vite, en y mettant un peu n’importe quoi, et s’engouffra dans sa voiture. Lorient n’était qu’à une heure de route, elle y serait pour le dîner. Maude s’arrêta sur le parking d’un immeuble cossu avec vue sur mer, ou ...
... plus exactement vue sur l’estuaire du Blovet. Elle avait récolté toutes les informations, l’étage, la porte et même le code de l’interphone, Fabrice avait tout noté, pas étonnant avec son manque de mémoire. Mais elle n’osa pas monter sans prévenir, il lui restait un minimum de savoir-vivre. Elle sonna donc chez Madame Lanty qui lui répondit très aimablement. Elle se présenta de la même manière. — Excusez-moi de vous déranger à cette heure tardive… Mais je suis Maude, la femme de Fabrice. Tranquillisez-vous, je ne viens pas faire un scandale, je viens juste discuter un peu avec lui, afin de mettre les choses au point. Elle entendit bavasser à l’autre bout de la ligne. Manifestement, ils n’étaient pas d’accord. Maude crut comprendre qu’il lui demandait de raccrocher, ce qui accrut sa colère. Mais la propriétaire revint au bout de quelques minutes. — Je vous ouvre, c’est au deuxième étage, à gauche en sortant de l’ascenseur, numéro 24. La femme qui vint lui ouvrir était belle, c’est indiscutable, pimpante avec sourire craquant, malgré quelques petites rides. Maude comprit de suite le pourquoi du comment. D’autant plus qu’elle avait un abord facile, aimable malgré les circonstances et quelque chose dans son regard qui ne pouvait être que de la bienveillance. Elle n’était pas coupable, elle aurait presque pu s’en faire une amie. — Fabrice est dans le salon, de ce côté, désigna-t-elle avec sa main… Bon, je vous laisse, ajouta la gentille avec un petit air gêné. Et ...