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Douceur Obligatoire
Datte: 30/09/2026, Catégories: #réflexion, #psychologie, #érotisme, #initiatique, #confession, #personnages, #domination, Auteur: majaas, Source: Revebebe
... bien. Comme un aveu sous la torture. Comme une trahison écrite avec des fleurs. Je l’ai regardé. Encore à genoux. Encore dans son rôle. Toujours à distance. Et j’ai compris que j’étais fatiguée. Pas de lui. Pas de ce qu’il me donnait. Fatiguée de ne pas me donner à moi-même le droit de descendre aussi. Alors j’ai tiré la chaise. Une chaise dure. Stable. Froide. Comme moi. — Assieds-toi, lui ai-je dit. — Là ? — Oui. Là. Droit. Les mains sur les cuisses. Le dos contre le vide. Il a obéi. Bien sûr. Il est comme ça, maintenant. Je me suis approchée. J’ai mis mes genoux de chaque côté des siens et me suis assise sur lui. À califourchon. Sur ses cuisses. Poids entier. Présente. Il n’a pas bougé. Ses yeux me cherchaient, mais moi, je regardais plus bas. Son torse. Ses bras et ses mains. — Tu ne touches pas. — D’accord. — Tu ne parles pas. — … Parfait. J’ai défait sa chemise. Une chirurgienne de l’âme. Bouton après bouton, une tension à chaque clic. Son torse était tiède. Légèrement tremblant. Je l’ai caressé d’un doigt. Pas deux. Juste la pulpe. Le bout de moi qui sent sans effort. Il a tendu le dos comme une corde d’archet, mais n’a pas gémi. Alors j’ai été plus loin. J’ai effleuré ses tétons. Là, il a fermé les yeux. Je crois qu’il a voulu s’évader, mais moi, je suis restée. — Tu sauras ce que c’est d’être fort quand tu survivras à ça : ma tendresse, mon calme, ma main qui te frôle sans jamais te prendre. Je suis descendue. Bouche sur son ...
... ventre. Sur sa hanche, mais pas sur son sexe. Pas ce soir, ce serait trop doux. Je l’ai contourné. Je l’ai refusé. Je l’ai caressé avec mes absences. À la fin, j’ai posé mes deux paumes à plat sur ses joues et ai dit : — C’est moi, maintenant. C’est moi qui t’impose la lenteur. Tu vas pleurer. Pas de douleur. De silence. Et il l’a fait. Juste deux larmes. Je me suis levée et l’ai laissé là. Assis. Dur. Vide. Rempli. Et en partant, j’ai soufflé, presque pour moi : — Ce n’est pas une revanche. C’est une victoire à l’intérieur. Il a attendu. Pas comme un mendiant. Comme un récipient posé au soleil. Une semaine. Deux. Le temps n’avait pas d’importance. Il savait qu’elle ne préviendrait pas. Et puis, un matin, une enveloppe cartonnée glissée sous sa porte. Grise. Sans adresse. Pas fermée. Pas scellée. Juste… glissée. À l’intérieur : une seule page. Écrite à la main, fine, droite, sans rature. Pas une lettre d’amour. Une consigne. Il a rangé la lettre dans une boîte, avec ses autres silences, et a recommencé à vivre. Parfois, au lit, il glisse sa main sous ses draps pour vérifier que la tendresse est encore là. Et qu’elle pèse. Un an plus tard, il est dans une autre ville, une autre vie, mais pas un autre corps. Non. Celui-là, il le connaît mieux. Il en connaît les bords, les creux, les habitudes. Il a gardé peu d’objets. Pas de trophées, pas de preuves, sauf une chose : un tissu. Gris. Doux. Le premier avec lequel il l’avait touchée. Il ne l’utilise pas. Il ...