1. La Lettre


    Datte: 30/09/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Nollan, Source: Literotica

    ... journée de liberté qu'elle m'avait octroyée de manière unilatérale. Cependant, je ne protestai pas, car je n'en eus pas le temps: elle avait disparu avant que j'aie pu ouvrir la bouche. Elle revint rapidement et me remit une enveloppe non cachetée sur laquelle figuraient les coordonnées du destinataire. Elle me remit également une somme d'argent pour payer le taxi et m'offrir quelques babioles ajouta-t-elle sur un ton condescendant.
    
    -- Ne peux-tu poster cette lettre? lui demandai-je.
    
    -- Il faudrait que je me rende en ville, or tu y vas. Autant la remettre au destinataire, n'est-ce pas?
    
    J'insistais, car je n'avais pas l'intention de devenir une sorte de larbin corvéable à merci.
    
    -- Il y a internet, l'e-mail! objectai-je.
    
    -- Je ne connais pas son adresse mail. Et puis, faisons au plus simple, veux-tu? Ça ne te prendra que quelques minutes, ce n'est pas la mer à boire.
    
    Je ne dis plus rien, je perdais mon temps.
    
    Dans le taxi, je m'interrogeai. Avait-elle laissé l'enveloppe décachetée volontairement pour que je lise la lettre à l'intérieur, ou bien était-ce pour me tenter et m'infliger une punition pour ma curiosité? La personne concernée mentionnée sur l'enveloppe m'était inconnue: Antoine Gonçalves.
    
    Le taxi était pris dans un embouteillage qui ne paraissait pas prêt à se résorber.
    
    Je n'y tenais plus, qu'est-ce que je risquais à part une grosse rougeur honteuse pour ma curiosité? Je sortis la lettre de l'enveloppe. Je commençai la lecture:
    
    « Mon ...
    ... amour,
    
    C'est avec la plus grande retenue possible que je t'écris cette courte lettre, mais aussi beaucoup d'espoir, car je ne pouvais manquer de te souhaiter un joyeux anniversaire.
    
    Je sais que je n'ai pas toujours été une bonne mère, surtout les derniers temps. Je veux que tu saches que tu me manques énormément. Mais si je n'ai pas changé (je ne pourrai pas changer mes attirances), tu dois savoir que tu peux revenir me voir sans crainte. J'ai trouvé une façon, un moyen, un artifice. Car rien ni personne ne pourra jamais te remplacer complètement. Mais pour ce qui est de mes pulsions, je me sens non pas libérée, mais soulagée d'espérer ne plus risquer de me comporter avec toi de manière inappropriée grâce à ce succédané.
    
    Alors, j'espère pouvoir te revoir un jour.
    
    Ta mère qui t'aime,
    
    Mathilde »
    
    Le taxi mit plus d'une heure à parvenir à destination, un appartement dans un bel immeuble bourgeois du centre-ville. L'ascenseur me déposa au dernier étage. Je repérai le nom sur la sonnette et sonnai. Une femme brune, plantureuse, à l'allure solide et à la carrure charpentée, telle que j'imaginais les nounous aptes à diriger une famille nombreuse, m'ouvrit la porte.
    
    -- Je cherche Antoine, j'ai une lettre à lui remettre, dis-je.
    
    -- Je la lui donnerai.
    
    -- En mains propres, ajoutai-je réalisant qu'elle pouvait lire son contenu tout autant que je l'avais fait.
    
    La femme appela Antoine.
    
    Après quelques instants, un garçon, jeune, dans le milieu de la vingtaine ...