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La Lettre
Datte: 30/09/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Nollan, Source: Literotica
Note: La Lettre fait partie des récits constituant la série Discipline Domestique. Ces récits ne suivent pas un ordre chronologique. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Je croyais cet emploi tombé en désuétude. Pourtant j'avais réellement été recrutée comme dame de compagnie par une femme très riche, veuve depuis quelques années d'un mari plein aux as. Elle-même était à la tête d'une fortune considérable. Autant dire qu'elle n'avait jamais manqué de rien et qu'elle ignorait la sonorité du mot « Non » prononcé par une autre bouche que la sienne. Et pourtant, malgré cette gigantesque fortune, elle vivait seule dans une maison immense bâtie sur une vaste propriété. C'est bien ce qui m'étonna le plus lorsqu'elle me reçut. Ce fut elle qui m'ouvrit la porte alors que je pensais être accueillie par une domestique. La femme en face de moi n'avait pas une prestance remarquable. Sa taille moyenne que j'évaluais à un mètre soixante-dix environ, tout comme sa corpulence et sa silhouette, me semblèrent passe-partout. Elle me fixait avec l'air et l'intensité de la femme qui a toujours su obtenir ce qu'elle désirait, attendant que je me présente, mais je n'en faisais rien. Ne sachant si je m'adressais à une domestique ou à quelque employée de la demeure, j'hésitais: devais-je lui demander de m'annoncer ou bien me présenter? -- Je viens pour le poste de dame de compagnie, dis-je ...
... finalement. -- Ah, vous devez être Sofia, n'est-ce pas? -- C'est exact. Je n'ajoutai rien au cas où ce serait une domestique, bien que son attitude entre arrogante et hautaine me donnât quelques indications contraires. -- Je suis Mathilde. La demandeuse. Suivez-moi. Ainsi c'était bien elle. Elle me précédait, j'en profitais pour détailler sa tenue vestimentaire: un chemisier banal, une jupe droite et des mocassins. Une tenue sans aucune recherche et dépourvue de goût. Elle me pria d'entrer dans le salon. Un boudoir en réalité. -- C'est plus intime, dit-elle. Et plus facile d'entretien. Nous prîmes place dans deux fauteuils crapauds garnis de velours brun. À nouveau, elle me fixa. -- Je manque à tous mes devoirs, dit-elle d'un air de quelqu'un qui récite une partition. Désirez-vous boire quelque chose? Je voulais rompre ce lien visuel, aussi je lui demandai un verre d'eau. Son regard aux yeux noisette avait quelque chose de dérangeant. Son visage ovale n'était pas désagréable, il portait quelques rides tout comme sa chevelure brune remontée en chignon commençait à donner des signes de grisonnement. Mais ce regard semblait me détailler, plus que cela, me pénétrer pour m'analyser. Elle revint et me tendit le verre avec un grand sourire. -- J'ai perdu mon mari il y a quelques années. J'ai pas loin de la cinquantaine, mon fils est parti et mon ancienne dame de compagnie... Elle sembla chercher ses mots. -- ... s'est éloignée de moi lorsque j'ai ...