1. La Lettre


    Datte: 30/09/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Nollan, Source: Literotica

    ... ferais-tu d'autre? Et puis, tu es ma dame de compagnie, alors tiens-moi compagnie. Tu pourras toujours m'aider si le besoin se fait sentir.
    
    Le déroulement de chaque séance se ressemblait beaucoup. Mathilde demandait à Alex de prendre des poses qu'elle photographiait en rafales. Ces poses pouvaient aller d'un nu classique aux poses les plus osées, voire plus. Mathilde n'avait aucune limite, et Alex se pliait à ses désirs sans rechigner. Je crois bien que les deux se complaisaient dans ce jeu d'ordres et de soumissions ascensionnels vers l'indécence. Je m'étonnais qu'une femme comme elle puisse se complaire dans une telle vulgarité proche de la pornographie, car certaines de ses exigences me paraissaient mériter cette appellation. Alors que l'instant d'après, Mathilde revenait à un esthétisme très lisse, très classique ou sage. Parfois trop sage, comme une enfant honteuse prise en faute.
    
    Ensuite, Mathilde revisionnait les clichés rapidement sur l'écran de l'appareil. Souvent elle savait lesquelles pourraient servir de base à un ou plusieurs dessins. Même si elle n'utilisait pas les poses les plus scabreuses de manière flagrante (peut-être le faisait-elle en cachette) pour son travail, je compris bien plus tard que son esprit avait besoin d'effervescence et d'excitation sexuelle pour créer. Elle commandait à Alex de reprendre les poses qu'elle jugeait intéressantes et elle le re-photographiait sous toutes les coutures, avec de nombreuses variantes. Puis elle passait à ...
    ... tout autre chose ou commençait un crayonné ou reprenait d'anciens clichés. Il était clair qu'elle n'observait aucune limitation ni ne suivait aucune règle, que ce soit de la bienséance et encore moins du bon goût.
    
    J'éprouvais la sensation d'être une voyeuse. Je me sentais mal à l'aise, déplacée. Une sensation amplifiée lors des poses éhontées qu'elle imposait au garçon. Alex se pliait à toutes ses exigences sans rechigner, et avec un plaisir évident. Lorsque je m'en ouvris à Mathilde, elle eut une réponse étonnante.
    
    -- N'est-ce pas ce que nous sommes tous à des degrés divers? Simplement, un dessin, un texte ajoute un filtre ou un voile à notre vision...
    
    Alex, lui, ne manifestait aucune gêne, quelle que fût la demande de Mathilde, il l'exécutait. Il me regardait parfois en souriant d'un air de dire: « regarde-moi, vois le plaisir que je prends à m'exhiber! » Plus la pose était obscène, plus le regard qu'il m'adressait était chargé de lubricité. J'y voyais comme une invitation à le rejoindre, à me vautrer en sa compagnie dans une fange de luxure et de débauche sous l'œil de la caméra. Je croisais et décroisais les jambes, frottais mes cuisses, consciente que ces mouvements ne traduisaient pas le signe d'un malaise mais bel et bien le besoin de ressentir des frottements sur mon sexe et de calmer les affolements de mon corps. J'en vins à me demander si Mathilde ne jouait pas avec mon regard pour renforcer leur relation et magnifier l'attrait de son modèle.
    
    -- Il est ...
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