1. RENCONTRE INATTENDUE


    Datte: 29/09/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... Vide.
    
    Des miettes de biscuit encore coincées dans les plis du tissu. Une tétine en plastique au fond de la portière.
    
    Le père de famille parfait. Le type qui rentre tard d’une réunion. Qui doit faire semblant de ne pas être fatigué au moment du bain. Celui qui garde sa cravate trop longtemps parce qu’il oublie de l’enlever.
    
    Et pourtant, c’est lui qui me regardait comme un prédateur.
    
    Il n’était pas musclé. Ni particulièrement séduisant. Mais il avait cette fatigue dans les épaules, ce poids sur le regard, cette faim dans les reins qu’on reconnaît.
    
    Celle des hommes qui n’ont plus le temps de rêver, mais qui brûlent dès qu’une porte s’entrouvre. Et j’étais cette porte.
    
    Entre-ouverte. Lustrée. Il me dévorait déjà des yeux. Et j’adorais ça.
    
    — Et si j’étais pas là pour ça ? ai-je demandé, voix basse, lèvres à peine ouvertes.
    
    — Tu serais déjà partie.
    
    Il avait raison. Et j’avais horreur qu’il ait raison. Alors j’ai glissé un doigt sous l’ourlet de ma jupe, lentement, comme si j’ajustais un bas invisible. Ses yeux ont suivi le mouvement. Je les ai sentis me déshabiller. Il pencha légèrement la tête.
    
    — T’as pas de culotte, hein ?
    
    Je n’ai pas répondu. Je l’ai laissé imaginer. Deviner. Saliver.
    
    — Tu veux monter ? Demanda-t-il.
    
    Je n’ai pas bougé. Je l’ai laissé mariner. Le moteur ronronnait toujours. L’instant était tendu comme une peau qu’on étire. J’ai posé la main sur le toit de la voiture, juste au-dessus de lui. Mon autre main caressait la ...
    ... portière, comme si j’hésitais. Puis je me suis penchée, très lentement, jusqu’à ce que mes seins frôlent la ligne du cadre. Il pouvait les deviner. Presque les sentir.
    
    — Et si je monte… tu feras quoi ?
    
    Il me regardait comme un animal qui retient sa morsure.
    
    — Je fermerai la porte. Et j’attendrai de voir jusqu’où t’as envie d’aller. J’ai souri. J’aimais cette réponse. J’ai entrouvert la bouche, passé ma langue sur mes lèvres. Puis je me suis redressée.
    
    Et je suis montée.
    
    Pas pour me donner. Pas pour obéir. Pour voir jusqu’où je pouvais le faire tenir en laisse avec mes silences, mes gestes, mon corps. La portière se referma dans un claquement feutré. Il ne bougeait toujours pas. Il me dévorait des yeux. Je remontai doucement ma jupe. D’abord un genou. Puis l’autre. Mes cuisses bien à plat sur le cuir sombre, luisant sous la lumière tamisée du tableau de bord. Je tournai la tête vers lui.
    
    — T’attends quoi, maintenant ?
    
    Il inspira profondément, le regard rivé à l’endroit entre mes jambes. Sa main se posa sur sa cuisse. Pas sur moi. Pas encore.
    
    — Je te regarde, dit-il. Tu fais ce que tu veux. J’aimais ce jeu. J’aimais ce pouvoir. Alors j’écartai les jambes. Juste un peu. Juste assez pour lui montrer. Pour qu’il voie. Pour qu’il comprenne que oui — j’étais nue. Et trempée.
    
    Il ferma brièvement les yeux. Soupira.
    
    — Putain…
    
    Je souris.
    
    — T’as dit que tu voulais regarder. Et là, doucement, très doucement, je passai ma main entre mes cuisses. Un seul doigt. ...