1. RENCONTRE INATTENDUE


    Datte: 29/09/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... d’avoir mal compris, mais la phrase me heurta comme un frisson brûlant.
    
    Je retirai un écouteur, mes yeux se plantant dans les siens, les sourcils froncés mais les lèvres entrouvertes.
    
    — Pardon…? murmurai-je, plus troublée que je ne l’aurais voulu.
    
    Il haussa les épaules, son sourire s’étirant en un pli lent, presque paresseux.
    
    — Bah quoi… t’es dans le Bois, non ?
    
    Sa voix n’était ni dure ni menaçante. C’était ce ton, cette douceur moqueuse, cette certitude tranquille. Il me parlait comme si j’étais déjà entrée dans son jeu. Et ça me déstabilisait.
    
    Je restai immobile quelques secondes. Mon cœur cognait fort, mais autre chose se mettait en marche, plus bas, dans mon ventre. L’air était plus lourd d’un coup, l’odeur d’essence et de terre humide devenait celle du cuir chaud et de la sueur, l’atmosphère d’une alcôve improvisée.
    
    Sa portière vibrait légèrement, moteur encore en marche. Le grondement sourd remplissait l’habitacle comme un souffle.
    
    Un courant d’air froid passa sur mes jambes nues, soulevant l’ourlet de ma jupe. Je le vis baisser les yeux vers mes cuisses, lentement, sans se cacher.
    
    Je sentais la colère monter, mais aussi ce vertige, ce mélange d’instinct et de désir qu’on ne s’avoue pas. Celui qui te dit de reculer, mais qui te fait rester quand même.
    
    Ses yeux accrochés aux miens, son sourire fendu qui narguait et invitait en même temps.
    
    Je reculai d’un pas. — Vous êtes malade… ou quoi ?
    
    Il ne répondit pas tout de suite. Ses doigts ...
    ... jouaient sur le volant, caressant le cuir comme on caresse une cuisse. Il inclina la tête, son sourire toujours accroché à ses lèvres.
    
    — T’es sûre que c’est moi le malade…?
    
    Son regard glissa sur mon corps, lentement, comme une caresse invisible. L’air vibrait entre nous. La portière ouverte offrait une brèche, un espace où tout pouvait basculer.
    
    Un frisson me traversa. Je sentais chaque goutte de pluie sur ma peau, chaque battement de mon cœur. Et derrière ma colère, quelque chose d’autre palpitait, obscène et attirant.
    
    Je ne sais pas ce qui m’a retenue de tourner les talons. Peut-être son regard. Ou peut-être le mien, dans la vitre : ce reflet de moi-même, debout dans la pénombre, les cuisses nues, le souffle court, les nerfs en feu.
    
    J’avais l’impression d’être à la lisière de quelque chose. Pas seulement du Bois. D’un autre moi.
    
    Alors, au lieu de partir, j’ai fait un pas vers lui. Lentement. Délibérément. Mes talons crissaient sur le gravier humide.
    
    Il n’a pas bougé. Mais son sourire s’est élargi. Il savait.
    
    Je me suis arrêtée juste au bord de la portière ouverte. L’habitacle me chauffait la peau. L’intérieur de la voiture sentait le cuir, le tabac froid, l’homme.
    
    Il avait l’air de n’importe qui. Ce n’est que maintenant, à cette distance, dans la pénombre vibrante de l’habitacle, que je le voyais vraiment.
    
    La chemise froissée d’une journée de boulot. Une alliance fine à l’annulaire gauche. Et derrière lui, sur la banquette arrière, un siège bébé. ...
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