1. Petite musique de chambre


    Datte: 28/09/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... neuve.
    
    Il se place derrière moi. Son corps frôle le mien quand il tend les bras pour guider mes mains vers les chevilles d'accord. La chaleur de ses paumes sur mes doigts déclenche une onde électrique qui remonte jusqu'à mes épaules. L'odeur d'Alexandre m'enveloppe comme une caresse : eau de Cologne boisée mêlée à cette fragrance masculine qui fait chavirer mes sens.
    
    « Là, doucement », murmure-t-il, sa bouche si proche de mon oreille que je sens l'humidité de son souffle sur ma peau.
    
    Ses cheveux effleurent ma joue. Des frissons cascadent le long de ma colonne vertébrale. Je ferme les yeux, m'abandonnant à cette proximité troublante. Mon corps se cambre imperceptiblement contre le sien.
    
    « Voilà », chuchote-t-il, sa voix grave faisant vibrer quelque chose au plus profond de mon ventre.
    
    Il ne s'écarte pas. Je sens la fermeté de son torse contre mon dos, la chaleur qui irradie de sa peau à travers nos vêtements. Dans le miroir face à nous, nos reflets se mélangent. Nos regards se croisent dans ce reflet trouble. L'intensité de ses yeux sombres me coupe le souffle.
    
    « Alexandre... », souffle-je sans savoir ce que je veux dire.
    
    Il recule enfin, mais l'air reste chargé de cette tension nouvelle. Nos doigts se frôlent quand je reprends mon archet. Ce contact innocent déclenche une décharge qui remonte jusqu'à mon cœur.
    
    « Nous devrions reprendre », dit-il, mais sa voix tremble légèrement.
    
    Quand nous jouons, nos échanges de regards deviennent plus fréquents, ...
    ... plus appuyés. Je remarque tout : la façon dont ses muscles se contractent sous sa chemise, la concentration qui creuse un pli adorable entre ses sourcils, le mouvement de ses lèvres quand il compte silencieusement les mesures.
    
    « Vous me troublez », avoue-t-il soudain en s'arrêtant au milieu d'un passage.
    
    Mes doigts figent sur les cordes. Le silence s'étire entre nous, lourd de promesses non dites.
    
    « Moi aussi, je suis troublée », dis-je enfin, ma voix à peine audible.
    
    Il se lève du tabouret, s'approche lentement. Ses yeux ne quittent jamais les miens. Quand il tends la main vers ma joue, je ne recule pas. Sa paume est tiède contre ma peau. Mon cœur bat si fort que j'ai peur qu'il l'entende.
    
    « Élise... », murmure-t-il, mon prénom une caresse sur ses lèvres.
    
    # Chapitre 3
    
    Nos séances de répétition s'étirent comme des caresses interminables. Nous trouvons sans cesse de nouvelles pièces à explorer, de nouveaux arrangements qui naissent sous nos doigts complices. Ce soir, la nuit descend sur les toits de Paris quand Alexandre suggère de commander des plats japonais.
    
    « J'ai envie de sushis », dit-il en refermant sa partition. « Et toi ? »
    
    « Pourquoi pas. » Ma voix tremble légèrement. L'idée de prolonger cette soirée me trouble et m'enchante à la fois.
    
    Nous nous installons sur le petit canapé de cuir fauve, les barquettes étalées entre nous comme une offrande. L'odeur du wasabi pique mes narines. Alexandre me tend des baguettes avec un sourire. Nos doigts ...
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