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Bicéphalité
Datte: 21/09/2026, Catégories: #historique, fh, jeunes, caresses, Oral fsodo, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... semble… — Nous avons grandi, mon Ami… — Je le regrette… je le regrette… Ma voisine devient pensive, le regard perdu au lointain : — Moi aussi, nous étions plus insouciants, loin des turpitudes de la vie. Mais il y a quand même des compensations à être plus âgé. — Ce n’est pas faux, tout n’est pas négatif, mais l’enfance possède beaucoup moins de soucis. Le nec plus ultra serait de n’avoir que les avantages de nos divers âges et aucun des inconvénients ! — Hihihi ! Vous êtes impossible, mon Ami ! Égayée, elle capture mon bras, et nous continuons notre balade. Comme souvent, mon grand Frère est malade, mais aujourd’hui, il est vraiment mal en point, il est blanc comme neige. Tandis que je suis assis à côté de lui, je vois débarquer tout un troupeau de médecins en robe noire venir lui faire à nouveau quelques saignées et autres purges. Mon sang ne fait qu’un seul et unique tour, je me rue sur eux en vociférant : — Dehors, tous ! Arrêtez de tuer mon Frère à petit feu !! Et pour ajouter du poids à ma conviction, je sors mon épée de mon fourreau. Très facilement, je chasse tous ces maudits charlatans qui s’éparpillent dans les couloirs tels des moineaux. Je demande à un serviteur d’aller chercher mes affaires, j’ai décidé de camper sur place afin d’empêcher ces satanés docteurs, qui ne savent rien de rien, de toucher à mon frère. Certains essayent bien de revenir, mais devant mon air décidé et mon épée, ils n’insistent pas. Peu après, une dame de ...
... compagnie mandatée par ma mère vient aux nouvelles. Je lui explique calmement la situation : — Ces vautours veulent continuer à saigner le roi comme s’il était un porc à l’abattoir ! — Mais Monsieur, vous n’êtes pas médecin ! — Je ne suis pas médecin, mais je sais que si on soutire trop de pintes de sang à mon frère, il ne s’en relèvera pas ! Donc tant que je veillerai sur mon frère, aucun de ces satanés corbeaux ne mettra un pied ici. Visiblement, elle a rapporté fidèlement mes paroles à la Régente, puisque peu après, la dame de compagnie revient avec un court billet de sa main. En l’ouvrant, je reconnais tout de suite l’écriture de ma génitrice : — Je comprends votre inquiétude. Moi-même, j’ai quelques défiances envers les médecins. Veillez bien sur mon fils et votre frère. Acceptez néanmoins la venue de mon herboriste. Pour une fois, elle est de mon côté, mais elle aurait pu faire le déplacement pour me le dire. À moins qu’elle ne craigne de tomber malade. Je pense que mon frère souffre d’une grosse langueur. Une bonne alimentation saine et un peu de sudation le remettront sur pied. Du moins, je l’espère. Je ne voudrais pas être accusé d’être la cause du décès du Roi ! — Vous allez vraiment rester dans cette chambre avec moi ? Je me retourne, mon frère vient de parler. Je lui réponds : — Tant que je resterai ici, ces vautours n’auront pas une goutte de votre sang, mon Frère ! Il se met à rire, puis il s’endort. Durant trois jours, je reste à côté de lui, ...