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Bicéphalité
Datte: 21/09/2026, Catégories: #historique, fh, jeunes, caresses, Oral fsodo, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... leur digne petit-fils… un beau mélange… Ma mère aborde un sujet assez proche : — On vous voit souvent avec Anne-Jeanne de Porathieux. — Ce n’est pas une nouveauté, Mère ! Ça va faire plus de dix ans, voire quinze, que nous grandissons ensemble ! — Mais vous n’êtes plus des enfants… — Je suis souvent avec Anne-Jeanne, car elle est de confiance. Une qualité de plus en plus rare au fur et à mesure que j’ouvre les yeux sur le monde qui nous entoure. Ma mère ne tique pas, elle est allée à bonne école avec mon père pour savoir dissimuler ses sentiments. Un petit sourire en coin, elle répond : — Elle est assez… innocente… — Ce n’est pas un mal. Un peu de pureté ne fait pas de mal en ce bas monde… — Si vous recherchez la pureté, entrez donc dans les ordres, mon fils. Volontairement, je m’approche du confesseur de ma mère, un bonhomme tout sec qui flotte dans sa grande bure et qui est toujours dans l’ombre de celle dont il veille sur l’âme. D’un ton neutre, je rétorque : — Je n’ai pas la vocation. Je sais parfaitement que certains gens d’Église n’ont pas non plus une vocation dévorante, mais ce serait un grand péché mortel de ma part que de prétendre vouloir entrer en prêtrise ! Mentir aux hommes, ça reste véniel, mais mentir à Dieu… — Vous avez la langue bien pendue… — Je me défends, ma chère Mère. Arrêtez vos tentatives avec ces mignons, elles n’aboutiront à rien. Ou pour être plus précis, dites à Gontran de Massalieux que ce n’est pas là la meilleure idée ...
... qu’il ait eue ! À l’évocation de son favori, la régente grimace fugacement. Je m’incline : — Je crois que nous en avons fini, Mère. Recevez mes salutations, Madame. Ayant dit ce que j’avais à dire, je sors en adoptant une démarche princière, voire royale. Ma chère mère semble avoir compris le message. Elle me laisse tranquille, du moins pour le moment. Du jour au lendemain, ces jeunes gens un peu étranges ont disparu de mon horizon, ce qui me permet de respirer un peu. Mais c’est un court moment de répit, hélas. Comme avec une vieille masure qu’on tente de restaurer au mieux, quand on en a fini avec une lézarde, c’est une poutre qui menace de tomber. Et là, c’est une grosse poutre qui risque de me tomber dessus ! Environ une semaine après mon précédent esclandre, assez excédé, je décide à nouveau de défier frontalement ma mère, il y a des façons de faire que je n’apprécie guère, surtout quand elles touchent de près mon entourage immédiat. En conséquence, je débarque sans me faire annoncer dans le salon de la Régente, ouvrant grandes les deux portes en même temps, en clamant d’une forte voix : — Madame ma Mère, quelle est cette lubie de vouloir marier ma très chère amie à un vieux barbon décati ? Surprise par ma vive irruption chez elle et mon attaque frontale, ma mère sursaute, ainsi que ses dames de compagnie. Tiens, pour une fois, le confesseur n’est pas présent, ni le favori. Tant mieux, ça me facilitera la tâche. Narquois, j’ajoute en faisant une ...