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Bicéphalité
Datte: 21/09/2026, Catégories: #historique, fh, jeunes, caresses, Oral fsodo, Auteur: Patrik, Source: Revebebe
... catholique interdit le mariage dans le cas d’une parenté directe et en ligne collatérale jusqu’au quatrième degré compris. Quatrième. Vous et moi en sommes au cinquième degré. — Mais beaucoup moins si votre père n’est pas votre vrai père. Il est vrai que certains haut placés n’hésitent pas à s’épouser entre cousins, donc en dessus du fameux cinquième degré où commence la permission. Tournant le dos à une grande fenêtre aux lourdes tentures donnant sur le bassin extérieur arrière, Anne-Jeanne fait remarquer : — Je croyais que vous ne prêtiez pas crédit à cette rumeur… — C’est ce que j’ai dit, mais il reste quand même le doute. J’ai farfouillé dans les archives, mais je n’ai rien trouvé de plausible à ce sujet, sauf deux lettres patentes assez curieuses. Mais il reste un fait : environ huit mois avant votre naissance, le Roi séjournait chez vos parents. — Il faut neuf mois, si je ne m’abuse. — Huit mois peuvent suffire… Elle reste silencieuse, attendant la suite de mes paroles. J’expose ce que je pense, et aussi de ce qui m’arrange, je l’avoue : — Pour ma part, je crois que vous êtes vraiment la fille de votre père. Mais je sais aussi que votre mère et mon père se sont fréquentés avant le mariage, et qu’ils sont restés assez proches. Quelque part, nous avons là tous les ingrédients d’un triangle. D’après un étrange compte-rendu sur lequel j’ai pu mettre la main, une domestique affirme que votre mère et mon père s’isolaient parfois quand le Roi rendait visite à ...
... votre père. Elle sous-entend des choses, mais ne les nomme pas. — Qu’êtes-vous en train d’insinuer, Jean-Gatien ? Je me lance dans une explication circonstanciée, tout en restant mesuré dans mes propos, le sujet étant délicat : — Que votre mère et mon père étaient restés en relation étroite après le mariage. D’après ce que je sais, c’est le Roi qui a présenté votre mère à votre père. Ce n’est pas la première fois qu’un puissant marie sa maîtresse à quelqu’un de confiance. Avouez que ce n’était pas l’amour fou entre vos parents, mais ils s’accommodaient assez bien l’un de l’autre. De plus, ma mère ne peut pas voir la vôtre en peinture. Il est vrai que ma génitrice a un fichu caractère. Enfin, je rappelle que mon royal père a couché votre mère sur son testament. — Je sens que vous brûlez de dire un bon mot… C’est vrai qu’il y a de quoi faire, mais je réponds placidement : — Je ne me le permettrais pas, par égard pour vous. — Merci à vous. Êtes-vous en train de dire que nous sommes en train de reproduire le même schéma que nos parents ? Ce n’est pas exactement ça, puisqu’il n’y a pas de troisième personne en jeu, mais je comprends ce qu’elle signifie par là. Je la regarde longuement avant de répondre : — Anne-Jeanne, je n’ai pas besoin de l’aval de nos parents pour me sentir bien avec vous. — Ni de déposer des baisers à un certain endroit, n’est-ce pas ? — Regrettez-vous que je l’aie eu fait ? — Je ne crois pas avoir protesté, mon Ami… Je m’approche ...