1. La danseuse et le luthier


    Datte: 16/09/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... jusqu'à ce qu'il retombe, pantelant, contre le mur.
    
    Elle se releva lentement, essuyant délicatement ses lèvres d'un revers de main, un sourire équivoque éclairant son visage. Thomas la contemplait avec un mélange d'admiration et d'incrédulité, encore sous le choc de l'intensité de ce qu'ils venaient de partager.
    
    — Oublions celà, voulez-vous, murmura-t-elle tout bas.
    
    ***
    
    Les séances suivantes prirent une nouvelle dimension. Thomas avait installé un grand miroir contre un mur – officiellement pour que Léa puisse corriger ses mouvements, officieusement parce qu'il aimait voir danser son reflet.
    
    Un soir, il lui demanda d'enlever ses chaussures.
    
    — Je veux entendre le son de vos pas nus sur le parquet. Cela pourrait m'inspirer des rythmes différents.
    
    Léa défit ses baskets, révélant des pieds aux ongles vernis d'un rouge discret. Ses pieds de danseuse portaient les marques de son art – durillons, orteils déformés par les pointes – mais Thomas ne vit que leur grâce naturelle.
    
    Quand elle commença à danser pieds nus, ses mouvements prirent une direction plus sensuelle. Le contact direct avec le sol libérait quelque chose en elle, une connexion plus primitive à son corps. Elle se cambra davantage, laissa ses cheveux s'échapper de leur chignon improvisé.
    
    Thomas joua une mélodie plus langoureuse, et Léa répondit par des mouvements qui épousaient cette sensualité nouvelle. Ses mains caressèrent l'air, puis son propre corps – ses flancs, sa nuque, ses cuisses – ...
    ... dans des gestes qui n'appartenaient plus tout à fait à la danse classique.
    
    Un soir de novembre, Thomas remarqua que Léa grimaçait discrètement après un saut.
    
    — Ça va ?
    
    — Ce n'est rien.
    
    Mais quand elle reprit, il vit qu'elle compensait, évitait certains appuis. Il posa son violon.
    
    — Montrez-moi.
    
    — Thomas, ce n'est vraiment...
    
    — S'il vous plaît.
    
    Léa s'assit sur le petit tabouret qu'il utilisait parfois pour travailler. Elle défit son legging jusqu'à mi-mollet, révélant sa cheville légèrement enflée. La peau était marquée par une cicatrice récente.
    
    Thomas s'agenouilla devant elle sans réfléchir. Ses mains encadrèrent délicatement sa cheville, palpant doucement la zone blessée.
    
    — Tendon d'Achille ?
    
    — Rupture partielle. Il y a deux mois.
    
    Ses doigts massèrent instinctivement la zone, et Léa ne put retenir un léger gémissement – de douleur ou de plaisir, elle n'aurait su le dire. Thomas était si proche qu'elle sentait son souffle tiède sur sa peau. Leurs regards se croisèrent, et quelque chose bascula.
    
    Il remonta lentement ses mains le long de son mollet, explorant la tension de ses muscles avec une attention qui dépassait largement le soin médical. Léa sentit son cœur s'emballer, ses joues s'empourprer.
    
    — Thomas...
    
    Il s'interrompit, réalisant soudain l'intimité de la situation. Ses mains étaient posées sur ses jambes, elle était à demi dévêtue, et l'air entre eux vibrait d'une tension palpable.
    
    — Je... excusez-moi.
    
    Mais Léa posa sa ...
«12...678...25»