1. Mon beau-fils et son ami ont envahi mon salon.


    Datte: 10/09/2026, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: GM34280, Source: Hds

    ... suivi se sont déroulées dans une étrange normalité forcé. Nous avons pris le petit-déjeuner ensemble, parlant de sujets insignifiants, la tempête, les dégâts dans la ville, quand les transports reprendraient-ils.
    
    Thomas agissait comme s'il n'avait rien vu, rien entendu, mais son regard perspicace ne manquait pas de noter la tension électrique qui persistait entre Nathan et moi. Chaque fois que nos doigts se frôlaient en attrapant le pain, ou la confiture, je sentais une décharge remonter le long de mon bras. Comment allions-nous pouvoir revenir à la normalité après cette nuit, comment pourrais-je regarder Jean, le père de Nathan, dans les les yeux à son retour. Ces questions tournaient dans ma tête, comme des oiseaux affolés cherchant une issue. Vers midi, le téléphone a sonné..
    
    - Jean, enfin…
    
    - Tout va bien, s'est-il inquiété ayant entendu parler de la tempête aux informations.
    
    - Oui, ai-je menti la gorge serrée, Nathan est là avec un ami. Ils sont restés bloqués par l'orage.
    
    Jean a semblé soulagé.
    
    - Je rentre demain, comme prévu, a-t-il annoncé, les routes sont en train d'être dégagées.
    
    Après avoir raccroché, j'ai trouvé Nathan qui m'attendait dans le couloir. Sans un mot, il m'a attiré à lui dans la salle de bains, fermant la porte derrière nous.
    
    - On doit parler, a-t-il murmuré ses mains encadrant mon visage, ce qui s'est passé cette nuit…
    
    Je l'ai interrompu, posant un doigt sur ses lèvres.
    
    - C'était une erreur, ai-je déclaré les larmes aux ...
    ... yeux, sublime, mais une erreur quand même.
    
    Son visage s'est assombri.
    
    - Tu ne penses pas ce que tu dis, a-t-il protesté, j'ai vu comment tu me regardais, comment tu répondais à mes caresses, comment tu t’es offerte. Ce n'était pas une erreur.
    
    Il avait raison, bien évidemment, chaque soupir, chaque gémissement, chaque « Oh Nathan, vas-y » chaque « Oui, encore » murmuré dans la nuit, avait été sincère, mais la lumière du jour avait ramené avec elle la réalité.
    
    - Ton père rentre demain, ai-je rappelé, que crois-tu qu'il va se passer, que nous allons lui annoncer que sa femme et son fils sont amants ?
    
    Le mot était cruel, délibérément choisi pour briser l'illusion romantique. Nathan a reculé comme si je l'avais giflé.
    
    - Alors c'est tout, a-t-il demandé, la douleur évidente dans sa voix, une nuit et c'est fini.
    
    J'ai détourné le regard, incapable de supporter la déception dans ses yeux, ça n'aurait même pas dû commencer. Quand Thomas et Nathan sont finalement partis cet après-midi-là, les rues suffisamment dégagées pour qu'il puissent rentrer, j'ai ressenti un étrange mélange de soulagement et de vide. Seule dans l'appartement, j'ai ouvert toutes les fenêtres comme si l'air frais pouvait emporter avec lui les souvenirs de la nuit passée. J'ai changé les draps, nettoyé le canapé, chaque surface effacer méthodiquement, toutes traces de notre relation, mais comment effacer les marques invisibles que Nathan avait laissé sur ma peau, sa queue dans ma bouche, s’agitant ...
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