1. La voix de Mona Gaze


    Datte: 07/09/2026, Catégories: h, fh, Collègues / Travail fdomine, revede, Masturbation Auteur: Samir Erwan, Source: Revebebe

    ... que l’avenir est déjà maintenant et que cette mutation est effective !
    
    Mona claque les feuillets du récit sur ses cuisses et lâche un :
    
    — Eh bien voilà ! nous y sommes ! Elle cherche à expérimenter quoi ??! demande-t-elle avec un ton narquois et une grimace comme si elle n’avait pas vraiment compris
    — Mais, que le prochain organe reproducteur sera le larynx !
    
    Mona éclate de rire, dégageant sa gorge, la tête relevée, j’admire la jonction entre son cou et ses trapèzes, peut-être qu’à l’avenir faudra-t-il cacher cette partie de notre anatomie ? Se retenant de pouffer plus, Mona s’essuie les lèvres de ses doigts et ses yeux verts semblent me railler :
    
    — C’est ce que je disais, au début de ce récit : vous êtes obsédé !
    — Mais non !
    — Mais si ! conclut-elle, simplement. Votre récit est une sorte de promotion de la culture du viol. Vous n’avez pas changé, finalement.
    — Mais non, culture du viol, culture du viol, comme vous y allez fort, dis-je, quelque peu outré.
    
    Mona croise ses jambes, applique ses mains sur ses cuisses, toujours tenant les feuillets de mon histoire, comme une gentille écolière studieuse, penche la tête de côté et s’enquiert :
    
    — D’accord, je n’ai pas tout lu, vous m’excuserez naturellement : voudriez-vous m’expliquer alors comment votre héroïne expérimentera ce « nouvel organe reproducteur sexuel » ?
    — Mais voilà, ce n’est pas dit dans le texte…
    — Juste suggéré…, continue-t-elle en hochant la tête et en fermant ses yeux comme une chatte le ...
    ... fait lorsqu’elle est heureuse.
    — C’est cela…, et je ne réponds pas plus, craignant sa réaction.
    
    Mona serre ses lèvres, mais pouffe de rire malgré ses efforts, elle met sa main devant sa bouche puis appuie son coude contre le dossier, confortable, pour me scruter de côté, exposant sa cuisse gainée :
    
    — Vous êtes mignon, monsieur, vous le savez ? me complimente-t-elle en rigolant encore un peu de je-ne-sais-quoi.
    — Merci…
    — Vous écrivez bien, pas de doute. Et je me suis reconnue dans votre personnage, je m’y suis identifiée. Attendez, page 4, je cite votre récit : « … son nez lui donne un petit air espiègle, et lorsqu’elle sourit, des fossettes se creusent dans ses joues. » Plus loin, je continue : « sa frange cadre son visage délicat et ses cheveux noirs, attachés dans sa nuque, laissent tomber de fines mèches. » Je poursuis, le voulez-vous, page 8 : « ses vêtements préférés sont un crop top bustier noir, une petite jupe noire et des résilles montant à mi-cuisses… » Glamour et élégante, notre héroïne ! je me suis donc bien identifiée ! achève Mona en levant les bras au-dessus d’elle et, par un jeu de main si féminin, se désigne elle, montre son corps, sa personnalité.
    
    Je suis perturbé. Elle a raison. Je l’ai décrite comme aujourd’hui, dans mon récit. Mona rigole encore, ses seins se gonflent, elle intervient dans ma rêverie :
    
    — Et vous me l’avez dit, au début de notre rencontre : je vous ai inspiré, n’est-ce pas ?
    — Euh, c’est que, euh…
    
    Les jambes croisées, ...
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