1. ODESSA - Février 2020 - Elle s’appelle Mila


    Datte: 01/09/2026, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... cour.
    
    Rien à voir avec Kiev, ni avec les suites luxueuses de Viktor.
    
    Ici, les murs ne sentent pas le sexe.
    
    Ils sentent le café tiède, le savon bon marché, et la lessive.
    
    Mila s’est adaptée tout de suite.
    
    Elle cuisine avec la cousine, elle sourit aux voisins, elle rit dans la lumière de la cuisine.
    
    Ses cheveux repoussent doucement, son corps retrouve de la chair, de la douceur.
    
    Elle revient à la vie.
    
    Moi… je regarde tout ça de loin.
    
    Je n’arrive pas à dormir sans me retourner cinq fois.
    
    Je fais encore des rêves où je suis à genoux, le sperme dégoulinant sur le visage, les ordres de Viktor dans la tête.
    
    Je me réveille haletante, mouillée, honteuse.
    
    J’ai changé de pays.
    
    Mais je suis encore là-bas, dans ses mains.
    
    Le fils de la cousine.
    
    Tom. 23 ans. Grand, brun, timide. Étudiant en médecine.
    
    Mila l’a repéré tout de suite.
    
    Moi aussi.
    
    Il est gentil. Un peu gauche. Il rougit dès qu’elle rit.
    
    Et Mila… elle le regarde comme une fille normale regarde un garçon normal.
    
    Pas comme une chienne regarde un maître.
    
    C’est beau à voir.
    
    Et un peu cruel.
    
    Parce que je la perds.
    
    Pas vraiment. Mais un peu.
    
    Une nuit
    
    J’avais soif. Il était tard. Une heure, peut-être. La salle de bains était entrebâillée. Lumière allumée. Des bruits étouffés.
    
    Je me suis approchée. J’ai vu Mila. Nue. à genoux. Tom debout contre le lavabo, les mains dans ses cheveux.
    
    Elle lui faisait une fellation lente, appliquée. Mais sans soumission. ...
    ... C’était du don. Elle le regardait parfois, puis fermait les yeux. Sa bouche glissait le long de sa queue, profonde, douce. Ses mains caressaient ses couilles. Tom soupirait, gémissait doucement, presque timide.
    
    Je suis restée figée dans l’encadrement de la porte, sans bruit. Mon ventre s’est contracté. J’avais chaud. J’étais nue sous ma chemise.
    
    Il ne l’a pas baisé. Il l’a laissée le sucer jusqu’à l’orgasme. Il a joui dans sa bouche, sans un cri, juste un long souffle brisé. Mila a tout avalé. Puis elle s’est levée, l’a embrassé doucement.
    
    Je suis partie sur la pointe des pieds. Mais j’étais trempée. Et j’ai joui seule, cette nuit-là. En pensant à eux.
    
    Pas de jalousie. Mais une envie que je ne savais plus traduire.
    
    Mila appartenait à elle-même. Et moi… je me cherchais encore. Il n’y avait plus de place pour moi.
    
    Le lendemain, Mila est venue me serrer dans les bras.
    
    Elle savait que j’avais vu.
    
    Elle a murmuré contre mon cou :
    
    « Je suis désolée… »
    
    Et moi, j’ai répondu en souriant, sans savoir pourquoi :
    
    « Tu n’as rien à regretter. »
    
    Mais mon ventre s’est noué.
    
    Silence
    
    Les jours passent.
    
    Mila rit. Mila cuisine. Mila fait l’amour doucement, discrètement, dans le lit à côté du mien.
    
    Et moi… je suis là.
    
    Présente, mais vide.
    
    Libre, mais inutile.
    
    Je traîne dans l’appartement, j’aide à étendre le linge, je fume en cachette sur le balcon en regardant les toits ternes de Lublin.
    
    Je fais des rêves.
    
    Des rêves où Viktor me prend, ...