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ODESSA - Février 2020 - Elle s’appelle Mila
Datte: 01/09/2026, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds
... prière. Puis elle a joui. Doucement. Longuement. Dans un murmure. Comme si elle n’avait jamais joui pour elle seule. Après, elle a glissé sa main entre mes cuisses à son tour. Elle m’a regardée, sérieuse. — Toi aussi, maintenant. Elle a su faire tout ce que j’aimais. Douce au début, curieuse ensuite. Elle m’a pénétrée avec deux doigts, ses yeux toujours dans les miens. Je me suis cambrée, j’ai haleté, j’ai fondu. On a dormi collées. Encore mouillées. Et pour la première fois depuis longtemps… j’ai cru qu’on pouvait être heureuses. Nos regards. Nos silences. Nos mains qui se cherchent sous la table. Nos sourires qui disent : “bientôt.” Elle n’a pas dit “fuir”. Mais moi, je le sens. Elle n’a plus envie d’être offerte. Et moi… je n’ai plus envie de la partager. La fuite C’est une voix venue de loin. Ma tante. En pleurs. « Mamina est partie cette nuit… elle t’aimait tant, ma Kristina… » Ma grand-mère. Celle qui m’avait appris à tresser mes cheveux, à tenir tête aux garçons, à reconnaître les mensonges dans les yeux d’un homme. Je ne l’avais pas vue depuis plus d’un an. Viktor ne me laissait plus voyager seule. Mais cette fois, il ne pouvait rien dire. Il a simplement lâché : « Va. Règle ce que tu as à régler. Reviens propre. Je te veux à genoux à ton retour. » Il pensait que j’allais pleurer. Que j’allais revenir plus docile, plus soumise encore. Mais dans ma tête, tout était déjà clair. Le lendemain matin, ...
... j’ai réveillé Mila doucement. Elle dormait nue contre moi, sa cuisse entre les miennes, son souffle chaud dans ma gorge. Je lui ai murmuré : « Si tu veux t’en aller… c’est maintenant. Avec moi. Pour de vrai. » Ses yeux se sont ouverts, larges, brillants. Elle a hoché la tête sans un mot. On a tout laissé derrière. Les robes. Les talons. Les bijoux. On a pris un sac. Quelques billets. De faux papiers que j’avais conservés, au cas où. Direction : la Pologne. Ma tante y a une cousine, à Lublin. Une femme simple. Catholique. Mère de trois enfants. Elle ne posera pas de questions. Le trajet a été long. Nerveux. Un bus, puis un train, puis encore un bus. On ne parlait presque pas. On se tenait la main, fort. Comme deux gamines en cavale. Comme deux amantes qui ne s’avouent pas encore. Le soir, à l’hôtel, Mila s’est blottie contre moi. Ses seins contre mon dos. Sa main sur mon ventre. Et elle a dit, dans un souffle : « Kristina… tu crois qu’on peut être heureuses ? Juste toutes les deux ? » Je n’ai pas répondu. Mais j’ai tourné le visage vers elle. Et je l’ai embrassée. Pas comme dans les jeux de Viktor. Pas pour faire bander un homme. Non. Un baiser lent. Profond. Plein de ce qu’on n’avait jamais osé demander. En Pologne Le petit appartement de la cousine de ma mère est modeste, mais propre. À Lublin, la vie est simple, rythmée par le marché, la messe du dimanche, les enfants qui jouent dans la ...