1. Répétition Générale


    Datte: 26/08/2026, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: CDuvert, Source: Hds

    ... scène. Cette authenticité. »
    
    Juliette aurait crié de frustration si le désir ne lui avait pas noué la gorge. Son corps entier vibrait, suspendu au bord du précipice. La main de Marc entre ses cuisses maintenant la pression juste assez pour la garder au bord de l'orgasme sans lui permettre de basculer.
    
    « Demain, » poursuivit Gabriel, sa voix plus rauque, « nous irons plus loin encore. Mais ce soir, je veux que vous partiez avec cette tension. Qu'elle vous habite jusqu'à notre prochaine rencontre. »
    
    Un gémissement collectif de protestation s'éleva. Juliette n'en croyait pas ses oreilles. Les arrêter maintenant ? Dans cet état ?
    
    « C'est de la torture, » articula Sarah, la voix tremblante de désir contrarié.
    
    Gabriel sourit, énigmatique. « Le désir le plus puissant est celui qui reste inassouvi. » Il consulta sa montre. « Il est tard. Nous reprendrons demain soir. »
    
    Les mains se retirèrent à contrecœur des chairs brûlantes. Juliette se sentait presque malade de frustration, son corps entier douloureux de désir. Marc semblait dans un état similaire, son érection toujours visible à travers son boxer, son regard fiévreux.
    
    Lentement, maladroitement, ils commencèrent à se rhabiller, évitant les regards directs tant l'intimité partagée avait été intense. Le froissement des vêtements qu'on remet semblait obscène après ce qu'ils venaient de vivre.
    
    Juliette enfila son jean, consciente de l'humidité qui rendait sa culotte inconfortable. Ses mains tremblaient encore ...
    ... en reboutonnant son chemisier. Ses tétons douloureux frottaient contre la dentelle de son soutien-gorge, lui rappelant constamment l'état d'excitation dans lequel elle restait.
    
    Une fois habillés, ils se tenaient gauchement sur le plateau, ne sachant comment conclure cette session extraordinaire.
    
    « À demain, » dit simplement Gabriel en commençant à éteindre les projecteurs.
    
    Ils quittèrent le théâtre en silence, chacun plongé dans ses pensées. Sur le trottoir, l'air frais de la nuit parisienne fit frissonner Juliette. Son corps semblait appartenir à quelqu'un d'autre – hypersensible, vibrant encore des caresses interrompues.
    
    « Juliette. »
    
    Elle se retourna. Marc se tenait là, son expression indéchiffrable dans la lumière jaune des réverbères.
    
    « Est-ce que... » Il s'interrompit, cherchant ses mots. « Tout ceci, c'est juste du théâtre pour toi ? »
    
    La question flotta entre eux, lourde d'implications. Juliette le regarda – vraiment le regarda – cet homme dont les doigts l'avaient presque menée à l'extase quelques minutes plus tôt. Cet homme qui l'avait vue dans sa vulnérabilité la plus absolue.
    
    « Non, » répondit-elle simplement. « Plus maintenant. »
    
    Il hocha la tête, comme si c'était la réponse qu'il attendait.
    
    « Demain, alors, » dit-il avec une promesse implicite dans la voix.
    
    « Demain, » confirma-t-elle, son corps déjà tendu d'anticipation à la pensée de ce que Gabriel leur réservait.
    
    Ils se séparèrent, chacun emportant avec soi cette tension ...
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