1. Even closer


    Datte: 12/08/2026, Catégories: init, fh, ff, ffh, amour, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    ... avant de l’envoyer valdinguer vers le couloir.
    
    Maggie jubile !
    
    — Hé hé, le preux chevalier a volé au secours de la blonde princesse !
    — M’ouais, enfin, carrément brune, la princesse… Cela dit, je te l’avoue, quelque chose de bizarre se passe en moi alors : jusque-là, je n’étais que subjuguée et me voilà éperdue de reconnaissance. Je le suivrais au bout du monde, ce gars, sans hésiter une seconde ! Bon, en fait de bout du monde, il me propose d’aller prendre l’air sur la terrasse. Moi, je le suis, comme une automate. Ciel étoilé, brise légère, vue sur Notre-Dame de Fourvière, le gars prend ma menotte, glisse sa main gauche dans mes reins et m’entraîne dans une valse improbable, totalement décalée de la K-pop du DJ. « Raph », il me glisse à l’oreille.
    — Raph ? reprend Maggie, dubitative. M’ouais…
    — T’inquiète, moi aussi j’ai eu comme un vieux doute quant à la vérité de ce prénom. On ne nous la fait pas à nous, n’est-ce pas ma chère ! Du coup, je lui glisse à mon tour le premier prénom qui me vient à l’esprit : « Mélanie », et j’ajoute pour faire vrai, « Mel, si tu préfères ». Je ne suis pas certaine qu’il y croie vraiment, mais on s’en tape en fait. Nous valsons, nous tournoyons sur cette terrasse. Je suis sur un nuage, petite fée gracile volant sous les cieux constellés, l’impression que mes pieds ne touchent plus terre. Je suis parcourue de frissons, une excitation inédite vient d’exploser toutes mes barrières, toutes mes prudences. Je ne me reconnais pas : j’ai ...
    ... envie de ce gars, irrésistiblement, furieusement ! Envie de me donner à lui, envie de lui. J’ai même une envie très ciblée le concernant, inutile que je te précise…
    
    Tout sourire, Maggie hoche la tête, darde une langue frétillante.
    
    — Oui, je vois assez bien. Genre… aller picorer sur son perchoir à fauvettes.
    
    Je pouffe, l’image est rigolote, assez poétique en fait.
    
    — Joli ! Mais pour en revenir à notre valse, nous finissons contre la rambarde. Lui s’appuie contre, et moi, je suis debout à un petit mètre de lui. Autant dire qu’un vide sidéral nous sépare ! J’ai des semelles de plomb, les pieds collés au sol tout à coup. Nous nous regardons sans rien dire un long moment. Je tremble comme une feuille. J’arrive à faire un mini pas à la chinoise, un autre, et encore un : je suis collée à lui. Je lève la tête, je lis son désir, il voit mes lèvres s’ouvrir, appeler sa bouche. Notre baiser est doux, presque timide avant que nous ne plongions dans une merveilleuse tourmente qui m’ensoleille de la tête aux pieds. Je suis aux anges. Et puis Raph me lâche, il escalade la rambarde, s’y tient en équilibre, bras écartés et… saute ! J’admire sa réception en souplesse. Un vrai fauve ! Un grand fauve dont je rêve qu’il me dévore toute crue… enfin, toute nue ! Il m’encourage à sauter : l’appart est à l’entresol, il ne doit pas avoir plus d’un mètre cinquante jusqu’au sol et l’idée de finir dans ses bras est une perspective motivante. Bon, je ne vais pas comme lui en rajouter en sautant ...
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