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Choix difficile
Datte: 08/08/2026, Catégories: f, fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... Côté « caresses », je parle, puisque rien ne vient troubler mon sommeil. Et à mon réveil, j’en arrive à me demander si ce n’est pas néfaste pour ma santé ou ma libido d’avoir des voisins qui… passent leurs temps libres, la culotte en l’air. Accro ? Suis-je accro à cette étrange sexualité qui est la mienne en ce moment ? Masturbations, branlettes à chaque accouplement que je perçois, est-ce que c’est « normal » ? Le sentiment que j’abuse de ce moyen manuel pour me donner du plaisir demeure dans ma tête une partie de la matinée. Jusqu’à ce que je me rende en ville, chez le fleuriste pour y dégoter un bouquet. Le samedi matin, c’est un peu l’effervescence dans les rues. Anonyme parmi les anonymes, je ne me préoccupe pas de ces gens que je croise. J’ai un but, je m’y tiens. Et j’en profite pour acheter du pain et faire une halte dans un bar. Depuis des mois que je n’ai pas mis les pieds dans un tel endroit, je me sens la cible de clients esseulés, de vieux bonhommes qui, accoudés au zinc, se taisent à mon entrée. Finalement, je bois une bière pression avec l’impression très nette d’être une intruse dans un monde auquel je n’appartiens pas. Vite, avaler ma bibine, je file le plus vite possible, loin de ces yeux brûlants. Ai-je tort ou raison ? Je ne veux pas disséquer le malaise ressenti d’être pareil à un phare, au centre de paires d’yeux concupiscentes. Dix-neuf heures ! Sur le palier face à ma porte d’entrée, mon doigt appuie sur le bouton et le bruit du carillon ...
... résonne dans l’appartement. Delphine ouvre, sourire au coin des lèvres. Un pull ras du cou, qui lui moule la poitrine, une jupe sage qui flirte avec ses genoux et une paire de mules surmontées d’un pompon « tête de chat » … et un maquillage exagéré pour la circonstance. C’est seulement sa voisine qu’elle reçoit, pas une personnalité hors du commun. — Salut Julie ! Viens, nous sommes heureux de t’inviter… avance vers le salon ! Jonathan doit y être déjà. — Bonsoir… Tiens… Elle reçoit les roses blanches et le sachet contenant les deux flacons de vin blanc. — C’est bon très frais… je te suggère de les mettre au réfrigérateur. — Ah… oui, oui, évidemment, tu parles des bouteilles, pas des fleurs… Elle rit. Pourtant, je sens que c’est forcé. Pas naturel du tout, mais n’en saisit pas la signification. Oui, cette jeune et jolie blonde semble dans ses petits souliers. Après tout, je suis invitée et ne vais pas jouer la psy. Je me dirige donc avec elle dans mes pas, vers le salon du couple. Son homme est là qui se lève de son sofa pour me saluer. — Ah, Julie ! Heureux de te voir. Je n’étais pas certain que tu trouves notre petit message. — Oh… j’ouvre ma boîte chaque fois que je rentre du boulot… et il y avait peu de chance que je rate votre délicate invitation. Tu vas bien ? — Oui… disons que nous avons connu de meilleurs jours, Delphine et moi. Mais ce sera un sujet de discussion à table, donc… je ne t’en dis pas plus. — Ah ! Vous avez un problème ? — Bah ! Cette ...