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Choix difficile
Datte: 08/08/2026, Catégories: f, fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... Alors, dis-moi… la bonne idée émise par Yvette ? — On verra ça plus tard… de toute façon, c’est irréalisable. — Enfin, pourquoi ne veux-tu pas m’en toucher deux mots ? Je saisis d’un coup que ce qui l’empêche de s’étendre sur le sujet, c’est ma présence. Alors, je recule et cherche à m’éclipser. Une pirouette et je trouve la parade. — Je vois que vous avez des choses à vous dire… je vous laisse… bonne soirée à vous, les amoureux… — Merci, Julie… à bientôt. C’est la blonde qui me lance cette phrase sans animosité particulière et le couple rentre dans sa salle à manger. J’en fais autant et le dialogue s’arrête là. Mais j’ai eu un vrai coup de chaud lorsque lui m’a dit… que m’a-t-il dit du reste ? Ah oui : « tu peux nous donner un bébé… ». S’il savait comme le sentir, le toucher me ferait un bien fou. Seulement, il est avec Delphine et pas question que j’aille au-devant d’ennuis dus à un instant d’égarement. Je n’ai jamais non plus rêvé de maternité, et pourquoi donc cette simple phrase révèle-t-elle au fond de moi un instinct inconnu ? Serais-je capable de leur faire ce bébé que sa compagne ne pourra jamais lui offrir ? Drôle comme une conversation, amicale à la base, se transforme en dilemme dans ma caboche ! Rebelote, dans ma cervelle, c’est une pagaille monstre. Je vis entre songe et réalité. Si quelques sons me parviennent dans la fin de soirée, ils n’ont rien à voir avec des vocalises amoureuses. C’est même, disons-le, un tantinet orageux, ce qui filtre de ...
... l’appartement mitoyen. Bon, une explication qui à mon avis va se muer en joie un peu plus tard. Les réconciliations sur l’oreiller ne sont pas un mythe chez les gens qui s’aiment vraiment. Et les disputes engendrent de l’adrénaline qui trop concentrée se libère sous une autre forme. Ça ne rate pas… lorsque je viens me coucher, derrière la tête de mon lit… c’est très net. Ils ont trouvé un terrain d’entente du genre agréable. Je suis une accompagnatrice plus silencieuse, mais pas moins assidue de ce revirement de situation… et mes doigts se font lutins. — xXx — Un laps de temps d’au minimum quinze jours après l’incident du balcon sans que je revoie l’un ou l’autre des tourtereaux. Par contre… je pourrais noter sur le calendrier les soirs où ils ne font pas l’amour. Les croix seraient moins nombreuses que celles des nuits fastes. Et c’est un vendredi soir que je découvre dans ma boîte à lettres un mot de la main d’un des membres du couple. En fait, une invitation à aller dîner le samedi soir à leur domicile. Sourire de voir qu’ils ne m’oublient pas dans mon coin et… je m’empresse de mettre au frais deux bouteilles, de mon blanc préféré. Et demain matin, je me rendrai chez la fleuriste du bas de la rue… un bouquet pour Delphine, c’est la moindre des attentions. Pourquoi ne pas être venu frapper à ma porte ? J’en devine la raison en constatant que tout est silencieux dans l’appartement de mes amis. Les câlins se font ailleurs et je passe finalement une nuit plus sereine. ...