1. Choix difficile


    Datte: 08/08/2026, Catégories: f, fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... balustrade et d’un signe de la patte, il me fait coucou. Je ne vais pas m’enfuir, bien que j’avoue que l’idée de filer me titille. Lui ne peut pas savoir et s’approche de la séparation entre nos espaces aérés respectifs.
    
    — Ça va, Julie ?
    — Oui, merci, et toi ?
    — Oh… Delphine t’a dit, je sais que vous avez parlé de notre problème lorsque j’étais en stage.
    — Oui… je ne lui ai pas été d’une grande utilité… je le regrette.
    — Tu sais, une épaule pour s’épancher n’est pas si neutre que cela. L’amitié n’a pas de prix dans les moments difficiles et je n’ai pas assez de mots pour te dire combien je suis heureux que nous soyons tes amis.
    — Merci… mais je vous retourne le compliment. Elle n’est pas là ?
    — Elle ne va pas très bien comme tu peux l’imaginer. Elle est chez ses parents, mais elle ne devrait pas tarder à rentrer.
    — Si je peux faire quoi que ce soit…
    — Tu peux nous donner un bébé…
    — … ? Hein ?
    — Je plaisante, mais je sais aussi que l’humour n’a pas sa place dans ce qui nous arrive.
    — Je vois… j’ai cru un instant que…
    — Que quoi ?
    — Non ! Rien… une imbécillité qui m’est passée par la tête… c’est une idiotie.
    — Tu ne veux pas me dire ce qui te fait dire ça ?
    — Non ! C’est simplement une énormité…
    — … !
    
    Il hausse les épaules et puis sans cesser de me regarder, il réplique à mi-voix.
    
    — Tu sais, tu es belle, et ce n’est pas l’envie qui me manque…
    — L’envie de quoi ?
    — Tu ne parles pas, moi non plus.
    — … ?
    
    C’est de bonne guerre. Une fraction de ...
    ... seconde, j’ai cru qu’il allait me demander de… leur faire ce bébé qu’ils ne peuvent avoir. Mais je dois me tromper et je n’ai nullement l’intention de passer pour une gourde ou… pire une folle aux yeux de ce type qui ne me laisse pas totalement indifférente. Je perçois dans ses prunelles des éclats brillants. Mince… je suis clouée sur place et ne peux pas quitter ses mirettes. Le ressent-il également ? C’est l’arrivée inopinée de Delphine sur le balcon qui me sauve d’un naufrage inévitable. Elle s’annonce en se récriant :
    
    — Tu es où, mon minet ?
    — Sur le balcon, ma chérie ! Je discute avec Julie qui prend de tes nouvelles…
    — Ah, Julie ! Heureuse de savoir que tu t’intéresses à mon sort. Ça va, toi ?
    — Oui…
    — Alors, de quoi d’autre parliez-vous tous les deux ?
    — Je viens d’arriver et à part nous saluer, nous n’avons guère eu le temps de dire quoi que ce soit…
    — Tes parents vont bien, mon cœur ?
    — Oui… maman est catastrophée de se dire qu’elle ne sera sûrement jamais grand-mère… et ça m’a encore fichu le moral à zéro.
    — Ouais…
    — Tu ne devineras jamais l’idée qu’elle a osé me soumettre…
    — … ! Parce que ta mère a des idées… ?
    
    Il rit de sa boutade, mais Delphine ne semble pas apprécier son humour bizarre…
    
    — Ben oui ! Et alors ? Ça te fait rire ? Tu n’aimes pas maman, mais tu ne dois pas t’en moquer, elle est malheureuse pour moi.
    — Oui… pardon ! Je suis désolé, je voulais simplement nous détendre un brin. Depuis quelque temps, c’est un zeste trop morose à la maison. ...
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