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Choix difficile
Datte: 08/08/2026, Catégories: f, fh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... que j’aurais tout accepté, sans condition. Et je veux être certaine de ma ou mes décisions. Mes explications ont été suffisamment convaincantes pour que ni elle ni lui ne tentent de me garder pour la nuit. Je dis « elle » parce que je la sens autant, sinon plus que lui, attirée par une partie de jambes en l’air en trio. Ce qui somme toute n’est pas pour me déplaire. Je dois cependant faire le vide en moi et peser le pour et le contre de toutes les décisions qui vont m’engager dans un sens ou un autre. Offrir mon ventre pour le bonheur du couple, et en retour devenir ainsi une maîtresse, une amante de l’un ou l’autre ? Voire de l’un ET l’autre ! Porter un enfant n’est pas une mince affaire. Ça mérite que je m’y attarde réellement pour être certaine que la voie que je vais emprunter est mûrement réfléchie et surtout… assumée. Il reste un aspect que je n’ai pas abordé et qui a une certaine importance. Je suis en fin de trentaine et seule. La vérité c’est qu’à trente-huit piges je frôle le moment ou la procréation devient moins simple. Leur proposition est une aubaine, qui sait ! Je n’ai pas à me faire de souci, pour le mâle, les échos nocturnes qui envahissent mon espace de nuit sont éloquents et je sais à quoi m’en tenir. Il y a également cette frustration engendrée par les écoutes quasi quotidiennes de leurs ébats. J’ai l’impression que je suis déjà en leur compagnie depuis… des mois, même si quelques centimètres de mur nous séparent. Je reconnais aussi que du rêve à la ...
... réalité, il y a un sacré fossé. En est-il pour autant infranchissable ? Les baisers échangés lors de la soirée « présentation de leur projet » sont des preuves évidentes de la faisabilité de ce qu’ils attendent de moi. La crainte toute au fond de moi de donner la vie à un être nouveau est quelque part perturbante. La cohorte de contraintes, de peurs, de sacrifices qui vont de pair avec la maternité est de nature à me donner la chair de poule. Il n’en demeure pas moins vrai que plus j’y songe et plus je me sens… conquise. Si j’hésite toujours à leur donner le résultat de mes tergiversations, ce n’est que par crainte de ne pas être à la hauteur de l’espoir qu’ils mettent en moi. Bizarre, non, comme excuse ? Les jours qui suivent me font me creuser la cervelle et j’en arrive presque toujours à la conclusion que « oui, mais » … et ce, mais me tétanise sur des détails. J’imagine aussi que dans l’appartement voisin, les deux amants s’inquiètent de mon long silence. À tel point que de temps en temps, alors que je me dissimule dans mon coin sous le rideau, je devine le museau de la jolie blonde qui passe son nez par-dessus le muret qui interdit le passage entre chez eux et chez moi. Ce n’est pas que je refuse de me montrer, simplement je recule le plus possible le moment de donner une réponse qui va engager au minimum trois vies. Quatre si la décision est favorable, j’admets que je penche de plus en plus vers la réalisation de leur rêve. Un dimanche matin, à l’heure de l’apéro, ...