1. Volontaire désigné d'office


    Datte: 04/08/2026, Catégories: #nonérotique, #historique, #Collègues / Travail, f, h, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... depuis qu’un imbécile est au pouvoir…
    — Bon… on s’installe ? C’est pas trop mal… le plumard est plutôt doux…
    — Parce que tu l’as déjà essayé ?
    — Ben, j’ai posé mon sac dessus et… ça devrait aller pour roupiller.
    — Oui… c’est toujours plus sympathique qu’un matelas en planche dans un baraquement… allez ! Je pose mes affaires ici puisque tu as déjà pris la deuxième piaule…
    — … c’est bien.
    
    Marques difficiles à prendre pour les hommes qui sentent la méfiance de la maîtresse de maison et carrément la haine du fils de celle-ci. Le premier matin pourtant, Benoit dévoile ses capacités en prouvant qu’il est bien un enfant de la terre. C’est donc vers huit heures trente que les quatre travailleurs de la maisonnée se retrouvent autour de la table familiale. Ça sent bon le café et le beurre frais, tartiné sur des tranches d’une miche de pain, vraisemblablement fabriquée par Hanna. Un vrai régal pour les papilles. Elias reste muet, assis à la place du chef de famille absent, il ne cache pas sa hargne, mais ne hausse pas le ton devant sa mère. Hanna, quant à elle, arbore un tablier propre qui couvre ses formes, sans parvenir à les camoufler dans leur totalité. Elle s’affaire à ses fourneaux.
    
    — Gaston… c’est bien votre prénom, monsieur Lafarge ?
    — Oui, madame Muller…
    — Vous pourriez faire le tour des clôtures des parcs ! Il y a sans doute quelques piquets qui demandent à être remplacés. Un travail à faire avant l’hiver pour qu’au printemps les bêtes ne s’évadent pas. Les ...
    ... outils sont dans la grange. Quant à votre ami… lui pourra changer la litière de l’étable. Ça soulagera Elias, qui fait ce qu’il peut.
    — Comme vous voulez, Madame.
    — Oh… puisque vous, Benoit et moi allons être amenés à travailler ensemble longtemps, autant que nous jetions de bonnes bases immédiatement. Vous pouvez m’appeler Hanna.
    — Maman… ce ne sont pas nos amis ! Il s’agit d’ennemis au cas où tu l’aurais oublié.
    — Elias ! Ce n’est pas la politesse que ton père et moi t’avons inculquée… tu ne peux pas te comporter comme le chef de la maison. Ici, c’est moi qui commande en l’absence de ton père, ne t’en souviendrais-tu plus ? Crois-tu qu’il apprécierait de te voir te comporter de la sorte ?
    — Il n’est pas là et je suis certain qu’il ne supporterait pas que nous pactisions avec les Français.
    — Bon sang ! Ça suffit ! Tu mériterais une bonne correction… si je ne me retenais pas…
    — S’il vous plaît, Hanna ! N’en faites rien ! Il est jeune et ne sait pas ce qu’est la guerre… un jour, il mûrira et changera d’avis. Nous ne sommes pas là pour entrer en conflit avec votre fils, mais bien pour vous aider dans les travaux quotidiens de la ferme.
    — Tu peux dire ce que tu veux… Françouze… ici, je suis chez moi.
    — Mon Dieu… tu es un idiot, Elias… si tu imagines que toi et moi tout seuls nous pouvons mener à bien tous les travaux qui nous attendent. Regarde ce matin… la traite des vaches à trois vous a fait gagner deux bonnes heures. C’est bien une preuve ça, non ? Nous avons besoin de ...