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Volontaire désigné d'office
Datte: 04/08/2026, Catégories: #nonérotique, #historique, #Collègues / Travail, f, h, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... bon de leur livraison, sans doute, et le bruit du moteur s’éloigne. Le type qui est là les regarde avec une certaine crainte dans les prunelles. Le gosse lui interpelle l’ancien sans trop se douter que Gaston saisit ce qu’ils se racontent. — C’est ça, grand-père, l’armée française ? Ils n’ont pas l’air d’être très costauds… — Ça va aller, Elias… ils seront toujours utiles à ta mère et vont bien vous soulager… — Ouais ? Pas sûr qu’ils soient capables de traire seulement une vache. Le grand-père tape gentiment sur l’épaule de son petit-fils et s’adresse à Benoit et lui, en allemand évidemment. — L’un de vous parle notre langue ? — Oui… moi, je vous comprends… — Bien ! Ça peut faciliter les choses. Voici Elias, mon petit fils. Sa mère, Hanna, tient la ferme que vous voyez là-bas. Nous ne voulons pas d’ennuis avec vous… vous êtes, paraît-il, des volontaires et connaissez les travaux qu’exige une ferme comme celle-là. Vous serez bien traités, bien nourris, mais nous sommes responsables de vous au regard de la loi. Alors pas d’ennuis, s’il vous plaît. — Rassurez-vous, Monsieur… nous ne chercherons pas à nous enfuir. Et nous travaillerons, comme convenu, à maintenir un semblant de vie à vos terres. — C’est bien ! Vous… vous appelez comment ? — Gaston, pour moi, et lui c’est Benoit… il ne parle que le français… alors c’est un peu plus compliqué pour lui. — Je le comprends bien… je suis aussi le Bourgmestre du village et, allons-y… mon petit-fils vous montrera où ...
... vous pourrez vous installer et ma bru vous dictera ce qu’elle attend de vous… Ça vous convient, messieurs ? — Parfaitement… je demande à mon ami, mais je pense que pour lui aussi c’est d’accord. — Parfait… allons-y, toutes ces prairies et ces terres que nous traversons sont à mon fils qui est soldat… c’est de celles-ci que vous aurez à vous occuper… Le gamin qui marche aux côtés de Benoit rajoute, avec ironie et une sorte de fierté… — Il y a aussi quarante laitières qu’il faut traire matin et soir… si vous voulez manger à tous les repas. Gaston ne réplique rien et, comme Benoit n’a rien entravé, lui aussi reste silencieux. La femme blonde qui, les mains sur les hanches, voit la petite troupe avancer vers la maison se garde bien de montrer quoi que ce soit. Benoit, lui, a l’air d’être subjugué par cette femme qui ne doit guère dépasser la quarantaine. Il pousse du bras son compagnon qui a aussi les prunelles fixées sur la maîtresse des lieux, et pour un peu le plus jeune des deux prisonniers claquerait sa langue dans sa bouche. Il se retient in extremis, pour rester poli. Mais il ne peut s’empêcher de lancer quelques mots à l’attention de Gaston ! — Il faut qu’ils soient complètement cinglés ces boches pour laisser toutes seules de telles femmes. — … Gaston tourne la tête vers lui, et dans son regard, il y a comme des reproches. Sans s’affoler et en chuchotant, il répond à son jeune camarade. — Parce que tu t’imagines qu’ils sont différents de nous ? Ils ne ...