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Le Doyen (01)
Datte: 31/07/2026, Catégories: Mature, Auteur: Siham, Source: Literotica
... mais hors de danger, selon le médecin. Au 5° jour, quand je suis arrivée, il était en discussion, plutôt gaie, avec une infirmière, un peu dans le genre de sa défunte épouse. Il semblait s'entendre et cela me détendit un peu, en sachant que la pression allait diminuer me permettre de l'éviter mais dès qu'il me vit, je compris que non, il m'avait dans le citron ou devais-je dire la banane? Il me retrouva avec cette flamme dans le regard me signifiant que j'étais devenue, son fétiche, son chouchou. j'attendis que l'infirmière s'en alla pour le taquiner . Ca semble aller pour toi, dis-je en m'approchant du bord du lit. - Oui, ca va et selon le médecin quelques jours encore et je pourrais quitter la clinique. - Tant mieux alors, surtout que tu as de la bonne compagnie! Il comprit vite l'allusion et: - Quelle bonne compagnie? Ah, l'infirmière! Ce qui l'intéresse, c'est le bakchich! - Avoue qu'elle te rappelle Tata Zahra. - N'importe quoi, dit-il, avec air presque renfrogné. Approche, mon soleil, maintenant c'est toi! Sans toi, je ne sais pas ce que j'aurai fais. - Ça te fait mal la cicatrice? Dis-je en faisant diversion - Quand je bouge, oui! - Alors ne bouge pas! dis-je. Je n'ai pas beaucoup de temps, je reviendrais, ce soir. Tu as besoin de quelque chose? - Oui! dit-il comme s'il n'attendait que cette question. - Oui, quoi? - Juste toi, que tu viennes me tenir compagnie. Avec tous ces étrangers, je me sens perdu. Le soir, la visite est plus ...
... longue, jusqu'à 21h, parait-il. - Ok, je me libère et je viendrais vers 19h30 - Pas un peu plus tôt? - je vais essayer. En tout cas je viens. Je sentis sa main me presser la main en tremblant quand je me suis penchée pour lui faire la bise. En quittant la clinique, comme envahie par je ne sais quel sentiment, je me suis murmurée, en démarrant, ce bonhomme est en train de faire une fixation sur moi et ce n'est pas bon! C'est cinqu jours après l'opération que nous sommes allés le ramener à la maison et feinte ou réelle, sa mine faisait peine à voir. Il souffrait atrocement à chaque mouvement. Installé dans le lit de la chmabre de mon granfrère, il était à l'écart du bruit et du va et vient. Une fois la porte fermée, c'était un havre de paix. Bizarrement, il tenait toujours à ce que les rideaux soient tirés plongeant la chambre dans une pénombre reposante peut-être mais propice à ces gestes qu'il allait me prodiguer dès notre première tête à tête. Après l'avoir installé et bordé, tout le monde s'était retiré pour le laisser se reposer. J'étais chargée, de par ma disponibilité, à lui rappeler sa médication, les heures et la posologie. Dès qu'il me voyait entrer, un sourire et un regard comme pour me signifier que j'étais la seule présence qu'il préférait et à chacune de mes visites : - Ferme la porte, s'il te plait et viens! En tapotant sur le lit, à côté de lui. Dès je prenais place, sa main se tendait vers moi. Cette envie tactile me faisait frissonner. Que ...