1. Rancune tenace suivi de Gaijin


    Datte: 26/07/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... l’Albatros Rouge.
    
    — Quoi ? s’emporta SilverJones ! Et mon Juggernaut ?
    — Il est la propriété du roi d’Hexagone à présent !
    
    Immédiatement les capitaines se concertèrent et établirent différentes stratégies pour reprendre le canal. Par voie maritime, le canal étant étroit, les bateaux pirates se présenteraient à la file indienne et ce serait du pain béni pour le Juggernaut. Une attaque sous-marine aurait été un moyen efficace pour percer les défenses d’AquaPulco mais le KillerWhale n’était plus à disposition, de même, une attaque aérienne aurait été efficace si l’Albatros n’était pas tombé aux mains d’Hexagone.
    
    Le canal semblait bel et bien perdu.
    
    — Hélène qu’est-ce que tu en penses ?
    — Je pense que si nous les attaquons, on se fera massacrer. Ce qu’il faut c’est rallumer les vieilles rancœurs entre Britania et Hexagone.
    — Explique-toi.
    — Britania est en train de perdre la guerre. Hexagone possède à présent une base cachée dans les brumes, et contrôle le passage pour la mer Pacifica. il a le trésor pour continuer son développement. Il faut faire comprendre aux Britains qu’ils ne doivent pas laisser leur ennemi avoir autant de pouvoir. Il faut donc envoyer un émissaire les prévenir.
    — Oui, mais maintenant pour rejoindre Britania, il faut passer par le cap de la Corne. Le temps qu’on le dépasse et qu’on rejoigne le vieux continent, Hexagone aura le temps de nous attaquer.
    — Ce n’est pas dit, les Hexagons vont vouloir construire de nouvelles fortifications, le ...
    ... temps qu’ils s’installent confortablement. Ils n’attaqueront pas immédiatement. Nous avons peut-être une chance. Avec un navire rapide, en deux semaines, on peut être dans les eaux territoriales britaines.
    — Ne perdons pas de temps…
    
    La mission fut confiée au capitaine Morgan James à bord de son « Belugator », capable d’atteindre des vitesses de treize nœuds. Au bout de deux jours, il revint paniqué pour rendre compte d’une terrible nouvelle : une trentaine de galions de guerre ibères se dirigeaient vers Murèna. Il avait reconnu l’Espuma en tête de cette armada.
    
    Il semblait que la situation géographique inexpugnable de Murèna se transformât en cimetière. Le commodore ne comptait pas attaquer l’île, les canons du fort feraient beaucoup trop de dégâts. Par contre, les habitants ne pourraient supporter longtemps un siège. En empêchant les navires marchands de les ravitailler, il obligerait les bateaux pirates à venir à sa rencontre. L’Hetman comprit bien assez tôt la stratégie de la flotte ibère.
    
    — Ils vont nous affamer, ces fils de chien !
    — Pire que ça, ils vont nous assoiffer !
    — Quoi ? Plus de rhum ?
    
    Une chose paraissait sûre, les Ibères étaient en concertation avec les Hexagons, leur blocus était trop bien coordonné pour que ce soit le fruit du hasard. Il n’y avait guère d’autres solutions que de briser l’embargo. Au port de Murèna, seule une dizaine de navires mouillaient, les chances de gagner la bataille contre l’armada ibérique qui allait s’ensuivre étaient ...
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