1. Manon


    Datte: 22/07/2026, Catégories: fh, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe

    ... que j’ai agi de façon impardonnable. Mais je n’ai jamais cessé de penser à toi. Chaque jour, chaque nuit. J’ai essayé de passer à autre chose, mais aucune de mes relations n’a fonctionné. Parce que c’est toi que je veux, Manon. Toi, exactement comme tu es.
    
    Elle me regarde, son expression vire de la colère à la surprise, puis à quelque chose de plus doux, mais toujours méfiant.
    
    — Et qu’est-ce qui a changé, Paul ? Pourquoi maintenant ?
    — Parce que j’ai grandi. J’ai compris que l’amour ne se limite pas aux apparences ou aux préjugés. J’ai réalisé que ce que je ressens pour toi est plus fort que tout cela. Je veux être avec toi, te connaître, t’aimer pour la personne incroyable que tu es.
    
    Elle reste silencieuse, ses yeux sondant les miens, cherchant la sincérité dans mes paroles. Finalement, elle prend une profonde inspiration et secoue légèrement la tête.
    
    — Je ne sais pas, Paul. Tu m’as blessée, et ce n’est pas facile à oublier.
    — Je comprends, dis-je doucement. Ce que je t’ai fait est injustifiable, mais donne-moi une chance de te prouver que j’ai changé.
    
    Elle baisse les yeux, ses doigts jouant ...
    ... nerveusement avec les pages de son carnet. Le silence s’étire entre nous, lourd de tension et d’espoir.
    
    — On pourrait peut-être prendre un café, propose-t-elle enfin, presque à contrecœur. Histoire de voir où cela nous mène.
    
    Ma gorge se noue d’émotion, mes mots, étouffés dans ma trachée, peinent à sortir.
    
    — Oui, avec plaisir. Merci, Manon. Je ne te décevrai pas…
    
    Un léger sourire émane à son visage.
    
    — Peut-être, Paul. Peut-être.
    
    Et alors que nous nous levons, nos mains se frôlent, et mon cœur s’emballe. Je me demande si ce timide rapprochement est intentionnel. Manon regarde droit devant elle, l’air de rien, mais un air radieux illumine son visage.
    
    Le contact devient plus franc, ses doigts s’entrelacent doucement aux miens, ne laissant plus aucune place au doute. Une chaleur réconfortante se répand en moi. Nos pas s’accordent, et une complicité semble se rétablir, plus fragile mais aussi plus précieuse que jamais.
    
    Nous continuons à marcher, silencieusement. Les mots sont superflus, mon bras entoure maintenant sa taille, la promiscuité s’accentue, sa tête se pose sur mon épaule.
    
    – Fin – 
«1...3456»