1. Manon


    Datte: 22/07/2026, Catégories: fh, Auteur: L'artiste, Source: Revebebe

    Le métro parisien, avec ses longs couloirs sinueux et ses quais bondés, était mon étape quotidienne. Chaque matin, je rejoignais la ligne quatre en direction de Montparnasse, et chaque fois, je remarquais cette jeune femme qui semblait illuminer les wagons. Sa chevelure était d’un roux flamboyant, son sourire espiègle et son regard perçant capturaient mon attention. Je ne savais pas grand-chose d’elle, mais une chose était sûre : elle était superbe.
    
    Nous nous croisions simplement, jusqu’à ce qu’un jour elle se tourne vers moi et soupire à l’annonce grésillante d’un retard. Pris au dépourvu, je ne pus que hocher la tête en murmurant pour confirmer en un râle :
    
    — Oui, on dirait que c’est devenu une habitude…
    
    Une conversation légère s’installa alors, ponctuée de rires et de confidences partagées à la hâte entre deux stations. J’appris qu’elle travaillait dans un domaine créatif. Elle s’appelait Manon, elle était une jeune graphiste, et moi, un étudiant. Elle avait un petit carnet où elle griffonnait des esquisses, tandis que j’avais toujours un livre sous le bras.
    
    Après quelques semaines de cette routine matinale, je pris mon courage à deux mains.
    
    — Ça te dirait de boire un café un de ces jours ? demandai-je avec un sourire hésitant.
    
    Elle accueillit l’idée avec enthousiasme.
    
    — Avec plaisir ! Demain, après le travail ?
    
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    Le rendez-vous dans un charmant bistrot niché dans une rue pavée de Montmartre se transforma en dîner, puis en une ...
    ... longue promenade nocturne. Les lumières tamisées des réverbères et le murmure lointain des conversations ajoutaient une ambiance magique à la soirée. Elle était une artiste et avait une manière unique de voir le monde, une vision pleine de couleurs et de nuances qui m’inspirait profondément. Nous poursuivîmes notre virée jusqu’au pont des Arts et prîmes appui contre la balustrade, contemplant les reflets des cadenas sur la Seine au clair de Lune.
    
    Alors que Manon me racontait une anecdote amusante sur un projet de travail, mon bras effleura le sien. Ce contact provoqua une étincelle. Nos regards se croisèrent, et presque instinctivement nos mains se trouvèrent. Ses doigts s’entrelacèrent aux miens, et nos visages se rapprochèrent. Je pouvais sentir son souffle, et sans un mot, je l’embrassai. Ce fut un baiser tendre et hésitant, mais ô combien doux et enivrant !
    
    — Et si on prolongeait cette soirée chez moi ? proposa-t-elle.
    
    Mon bras autour de sa taille, sa tête sur mon épaule, nous marchâmes liés l’un à l’autre jusqu’à son appartement, un petit studio charmant décoré avec des œuvres d’art et des plantes suspendues. À l’intérieur, l’atmosphère changea. La tension était palpable, mais loin d’être gênante, elle était plutôt électrisante. Manon mit de la musique jazz en fond sonore.
    
    — Fais comme chez toi, dit-elle en s’approchant.
    
    Je retirai mon manteau que je déposai sur le dossier d’une chaise et me laissai guider. Nous nous assîmes sur le canapé, et la conversation ...
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